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Les commentaires de Luniterre



  • Luniterre 14 février 18:46

    @Claudec

    « Avec ou sans domination de classe », ce n’est pas du tout la même chose...

    Une classe capitaliste, même dans un cycle artificiellement maintenu, s’arroge l’essentiel des meilleurs ressources, biens et services...

    Et à moins de considérer que ces ressources sont infinies, ce qui n’est évidemment pas le cas, cela confine donc la « masse » du peuple à une survie aliénée et dégradante, en plus du fait que cela continue la dégradation de la planète...

    Un système absurde et malsain, donc, alors qu’il est tout à fait possible, déjà simplement avec les ordinateurs actuels et les algorithmes appropriés, de répartir équitablement à la fois les ressources, biens et services, ainsi que le travail entre tous ceux qui sont valides et capables.

     Et de réduire progressivement cette part de travail en fonction des progrès de la robotique, jusqu’à une situation où l’argent n’est plus qu’une unité de compte essentiellement fictive, que l’on peut toujours appeler « revenu », « allocation », ou peu importe, mais qui n’est plus un moyen de domination de classe, comme expliqué dans mon précédent post.

    Cette capacité de planification existe déjà depuis les années 90 et n’a fait que s’améliorer avec les progrès de l’informatique.

    C’est ce qu’on démontré deux chercheurs britanniques, Cockshott et Cottrell, l’un économiste, et l’autre informaticien, en combinant leurs deux domaines de recherche :


    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/12/democratie-proletarienne-et-planification-socialiste-le-role-de-linformatique-et-de-linteractivite/

    Luniterre



  • Luniterre 14 février 17:34

    .

    Cet article, c’est en quelque sorte la preuve par l’absurde...


    Il est clair qu’une société « robotisée » entièrement planifiée par une IA, même « faible », aboutirait logiquement à répartir les ressources, les services et les productions en fonction des besoins réels des humains, si elle est véritablement programmée pour le faire, avec les algorithmes ad-hoc.

    On ne voit pas la place du capital, là dedans. L’argent, devenu éventuellement simple unité de compte pour faciliter cette répartition, ne présenterait plus d’intérêt, à aucun sens du terme, comme capital.


    Cela suppose donc néanmoins une volonté politique collective, au départ de la mutation, et quelle qu’en soit la forme politique, on pourrait effectivement l’appeler « socialisme », au sens le plus originel du terme. Enfin...


    Mais actuellement, comme le remarquent plusieurs intervenants, ce n’est pas forcément la voie suivie par le système.


    Ceux qui détiennent le capital tentent d’utiliser ces technologies pour leur lutte concurrentielle, ce qui est absurde, à terme, car cette « productivité » extrême s’adressera à un marché de plus en plus insolvable, à cause du chômage de masse...

    D’où l’idée foireuse du « revenu universel » ou du « salaire à vie », pour simplement entretenir ce cycle de domination de classe, tout à fait artificiellement...


    C’est ce que nous avons appelé, au cours de récents débats, la « Société de l’Arnaque », ou encore le « fake-capitalism », une sorte de « Monopoly » où les dés sont pipés dès la case départ...

    La Société de l’Arnaque, un thème de réflexion pour 2018… !!


    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/03/la-societe-de-larnaque-un-theme-de-reflexion-pour-2018/


    Luniterre






  • Luniterre 14 février 12:27

    @Croa


    En effet... Une telle hypertrophie de la masse monétaire en circulation, sans actuellement entraîner d’inflation, c’est du jamais vu, une anomalie, à priori, mais qui ne s’explique que par la fameuse loi de la baisse tendancielle du taux de profit … (...établie par Marx). Elle est liée à l’automatisation croissante (« robotisation ») de l’outil productif.

    Et il n’y a pas de marche arrière possible, ce que refusent de voir les keynésiens comme Mélenchon.

    Au mieux, son truc est une petite bouffée d’oxygène très provisoire, soit reculer d’un pas pour mieux sauter, soit, au pire, c’est le grand plongeon direct...


    La robotisation imposera, à terme, une planification sociale au service de tous, ou sinon, la dictature d’une caste néo-féodale qui se réservera le contrôle de la technologie et de ses bienfaits, à partir du contrôle des ressources naturelles restantes...


    Commencer tout de suite par une planification démocratique en fonction des besoins réels, c’est le seul moyen d’éviter ce gâchis déjà « dans les tuyaux »...


    Luniterre







  • Luniterre 14 février 09:42

     
    .

    COMPLÉMENT D’INFO :


    Encore plus clair sur le fond politique du réformisme mélenchonien :


    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/06/alternative-melenchon-pas-de-melenchantement/


    .

    ****************************



  • Luniterre 13 février 23:01

    @alinea

    Extrait de la Voix du Nord du 19/02/17 :

    " Plan de relance keynésien en lieu et place de l’austérité libérale est la philosophie de ce programme économique qui passe par un plan d’investissement de 100 milliards d’euros, financé par l’emprunt le plus rapidement possible au début du quinquennat.

    La répartition de ces milliards sera ciblée sur « l’urgence sociale » (45 mds dont 18 pour le logement), « l’urgence écologique » (50 mds dont 25 pour le développement des énergies renouvelables, très pourvoyeuses d’emplois) et 7 mds pour les services publics.

    Il s’agit "d’injecter une masse suffisante qui remette en route l’activité", a expliqué M.  Mélenchon, c’est-à-dire de choisir des projets pourvoyeurs d’activité afin d’obtenir l’effet multiplicateur de l’investissement escompté, qu’il estime à 2 à 3.

    Le candidat a néanmoins reconnu que ce choc d’investissement ne se ferait pas sans obstacle : "on ne dépense pas 100 milliards en un claquement de doigt", a-t-il expliqué, rappelant que tout investissement devait nourrir un projet établi et solide. "Pour nous le plus difficile sera de gérer le délai", a-t-il précisé.

    Parallèlement, le programme prévoit une augmentation de la dépense publique (+173 mds sur le quinquennat) pour financer en particulier l’augmentation des salaires et la réduction du chômage, par le biais par exemple de la sécurité sociale intégrale en vertu de laquelle un chômeur en fin de droits pourra se retourner vers l’Etat pour que ce dernier lui fournisse un emploi."

    http://www.lavoixdunord.fr/121108/article/2017-02-19/melenchon-chiffre-son-programme-et-detaille-son-plan-de-relance-economique

    Autre résumé, c’est le Figaro, certes, mais les chiffres sont biens ceux de Mélenchon :

    • Un taux de croissance supérieur à 2%

    Le cadrage macroéconomique du programme « L’Avenir en commun », qui se fonde sur un taux de croissance annuel supérieur à 2% dès 2018, prévoit la création de 3,5 millions d’emplois durant le prochain quinquennat, dont deux millions dans le secteur marchand, et une augmentation des salaires de six points en moyenne, avec une hausse du Smic net de 173 euros par mois.

    • 100 milliards d’euros financés par l’emprunt

    Sur les 273 milliards d’euros de dépenses programmées sur cinq ans, Jean-Luc Mélenchon débloquerait dès son élection un plan de relance de 100 milliards d’euros financé par l’emprunt.

    • 173 milliards d’euros de dépenses publiques supplémentaires

    Sur les 173 milliards d’euros de dépenses nouvelles, 33 milliards seraient consacrés à la lutte contre la pauvreté, 32 milliards à la réforme des retraites (retraite à 60 ans à taux plein), 24 milliards à l’éducation, la culture et la jeunesse, 22 milliards à la revalorisation des salaires, ou encore 17 milliards à la jeunesse.

    Un plan de 18 milliards d’euros est également prévu en vue de la construction d’un million de logements publics en cinq ans, à raison de 200.000 par an.

    http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/02/19/35003-20170219ARTFIG00166-melenchon-chiffre-son-programme-a-273-milliards-d-euros.php

    Sur les 100 + 173 mds envisagés, on a bien un « mix » public/privé où le social tient une place considérable, ce qui n’est pas une tare en soi, mais peu compatible avec l’environnement de crise globale.

    C’est une politique qui peut effectivement être adoubée par les économistes keynésiens, et ils ne s’en privent pas (100, également...), mais l’appui de cette « école » ne change rien au problème de fond...

    L’économiste keynésien se tient le plus souvent au milieu du gué, mais se replie prudemment sur la rive droite dès que le courant est un peu fort...

    Luniterre



  • Luniterre 13 février 13:05

    @alinea

    Bonjour,


    C’est bien ce que j’appelle un effet d’aubaine... Ce n’est donc pas entièrement négatif, à court terme.

    Un peu comme les diverses formules d’« emplois aidés », en quelque sorte... L’effet multiplicateur, « estimé de 2 à 3 », selon Mélenchon lui-même, n’est en rien certain. Pour que l’effet soit un tant soit peu durable, il faut donc bien qu’il amorce un cycle inflationniste supposément « contrôlé »... Or un tel cycle ne peut vraiment se produire que si le taux de profit remonte dans le secteur privé. C’est ce que le système « libéral » actuel tente de faire, à sa manière, en réinjectant des fonds publics dans la finance des entreprises... En vain, évidemment. Le faire « à crédit » serait tout aussi évidemment pire encore... Les mesures prévues dans le programme Mélenchon sont essentiellement de nature sociales, ce qui part d’une bonne intention, mais la relance de consommation restera donc marginale et temporaire. Donc, au mieux, un effet d’aubaine, probable, et au pire, qui sait, une véritable spirale inflationniste...


    Luniterre





  • Luniterre 19 janvier 17:59

     @Claudec

    Sur le même sujet, d’autres liens, d’autres études :

    ************************

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/06/le-marxisme-etait-il-a-la-base-du-socialisme-en-urss-et-quelles-lecons-peut-on-en-tirer/


    https://tribunemlreypa.wordpress.com/octobre-1917-2017-centenaire-de-la-russie-sovietique-pour-les-proletaires-lhistoire-comme-drapeau/

    *********************************

    Et sinon, d’où tirez vous ce rapport 86/14 %, Riches/Pauvres ? « Pyramidologie sociale », est-ce la seule source ?

    Merci de préciser,

    Luniterre



  • Luniterre 19 janvier 17:39

    @Claudec

    En résumé, vous faites le constat de l’échec du capitalisme mais vous choisissez néanmoins délibérément de soutenir ce régime en faillite.

    Le capitalisme actuel est l’aboutissement de la domination de classe de la bourgeoisie, qui a émergé, comme classe sociale, il y a 1000 ans déjà et se trouve maintenant en fin de cycle.

    Le socialisme a émergé en 1917 dans une Russie déjà ravagée par la guerre, puis par les armées blanches, soutenues massivement par l’Occident, dont la France.

    Sur ce champ de ruine, l’URSS est devenue la seconde puissance mondiale en moins de 12 ans, en réalité, à partir de la fin de la NEP, (1930-1941) arrêtant les nazis aux portes de Moscou en Décembre 41, alors qu’ils étaient déjà assez tranquillement installés à Paris depuis Juin 40 et n’en n’ont été délogés qu’en Aout 44...

    Après 45 l’URSS s’est à nouveau relevée de ses ruines en quelques années...

    Où est l’« échec du socialisme » dans tout ça ???

    Les supposées « millions de victimes », qui sont loin d’être « 100 millions », de plus, sont d’abord les victimes de la barbarie nazie et de celle des armées blanches, et des conditions de vie extrêmes causées par ces agressions.

    Malgré cela, le niveau général des conditions de vie en 1941 n’avait déjà plus rien à voir avec celui engendré par la guerre impérialiste allemande et les armées blanches tsaristes.

    C’est l’explication réelle de la défaite des nazis en URSS.

    Mais il est évident que le grand bénéficiaire, sur le plan économique et financier, de la 2ème guerre mondiale est l’impérialisme US, dont la machine industrielle a pu tourner à fond et sans subir de dégâts...

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/andrei-jdanov-1947-rapport-sur-la-situation-internationale_/

    Un texte encore d’actu en ce qu’il nous explique les racines de la situation actuelle et la domination toujours présente de l’impérialisme US.

    Luniterre



  • Luniterre 18 janvier 22:14

    @jjwaDal

    Une info complémentaire significative :

    https://static.blog4ever.com/2006/02/106908/voici-Amelia—l--I.A..pdf

    *******************************************************

    Luniterre



  • Luniterre 18 janvier 21:58

     

    @jjwaDal

    Article excellent pour tirer la sonnette d’alarme, s’il en est encore temps...

    IA faible, IA forte, « conscience » ou pas, ce n’est pas le problème à court terme et vous semblez en être conscient :

    « Si le système, tel qu’il existe, déploie l’IA faible partout où cela peux lui rapporter un profit, on sait qu’elle visera en premier lieu les emplois peu qualifiés. Par ailleurs, comme avec les machines il y aura réorganisation des conditions de production pour introduire l’IA et se débarrasser d’un maximum de salaires. »

    En réalité, une erreur d’appréciation, semble-t-il, néanmoins, car des emplois qualifiés sont déjà touchés, et d’autres sont prochainement en ligne de mire des concepteurs de l’IA :

    https://youtu.be/p647ezfEows

    Actuellement il y a encore une sorte de « contre-courant » pour la création de nouveaux emplois, de services, par exemple, mais ils sont déjà en ligne de mire, également...

    Donc, le pronostic de la disparition massive de l’emploi est le bon, y compris pour une bonne partie de la population déjà dotée de formation et d’un niveau culturel élevé.

    Le problème reste bien, en réalité, le droit à un niveau de vie décent pour tout le monde, indépendamment de l’accès à l’emploi.

    Le principe du système « revenu universel » ou autre équivalent visera à créer une « survie » plus ou moins misérable et totalement artificielle pour une partie essentiellement devenue oisive de la population, dépendante d’une consommation « bas de gamme », tandis que les détenteurs actuels du pouvoir financier s’arrogent déjà le droit de contrôler le tout, via les tuyaux informatiques du système, et surtout celui de conserver leurs privilèges de parasites acquis à l’époque où l’investissement « productif » paraissait encore avoir une fonction sociale, ce qui était en partie vrai dans la période ascendante du capitalisme, et dans des limites très étroites qui ont été « élargies » par les luttes sociales.

    IA faible ou forte, « conscience » ou pas, le « capitalisme » de l’époque « robotisation totale » est une arnaque encore pire que la précédente, car sans la moindre contre-partie socialement « progressiste », même au sens le plus élargi du terme.

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/03/la-societe-de-larnaque-un-theme-de-reflexion-pour-2018/

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/18/robotique-larnaque-en-marche-nouvelle-edition/

    Luniterre



  • Luniterre 18 janvier 19:03

    @Claudec

    En réalité, vous voilà donc pratiquement converti au marxisme... :


    « L’homme est un consommateur qui, pour vivre (ou survivre) doit satisfaire ses besoins (vitaux et autres) donc produire et donc travailler. C’est ce travail qui génère le profit, sous forme de satisfaction des besoins précités (premier profit) et financiers, ces deniers étant nécessaires au fonctionnement de la société (dépense publique financée par l’impôt) et l’investissement dans des moyens de production (humains et matériels) toujours plus importants pour répondre à une demande croissant sans cesse du fait de l’augmentation incessante de la population, donc de la consommation. « 


    Marx ne dit pas autre chose !! La plus-value est ce qui permet effectivement le développement des moyens de production...


    La « nuance » de taille entre capitalisme et socialisme est que le capitaliste prend sa part, qui est manifestement la plus grosse, au passage, et ne réinvestit que pour répondre aux besoins solvables, et les plus « rentables » d’abord, pour augmenter encore son profit.


    C’est pourquoi, globalement, le capitalisme, tout en accumulant sans cesse des profits, ne parvient toujours pas à répondre à l’ensemble des besoins sociaux.


    Encore une autre grosse « nuance », néanmoins, la part des profits financiers qui provient du cycle productif, c’est à dire du travail, est évidemment également une part de la plus-value produite par les travailleurs...


    Le profit « financier » purement spéculatif ne correspond, quant à lui, à aucune valeur réelle et constitue une masse monétaire excédentaire qui est en réalité un frein au développement économique et l’une des causes essentielles de la crise actuelle.


    Luniterre



  • Luniterre 18 janvier 18:34

    @Claudec

    @CN46400


     « Dans le capitalisme, les emplois se créent, ou se suppriment, en fonction d’une seule donnée : les profits attendus... »

    Effectivement... :

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/03/la-societe-de-larnaque-un-theme-de-reflexion-pour-2018/

     

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/18/robotique-larnaque-en-marche-nouvelle-edition/


    Avec la robotisation totale, c’est la notion même d’échange économique qui disparaît :

    Travail contre Travail, c’est à dire, produit du travail contre produit du travail !!!

    Même si, tant que le système actuel dure, le capitaliste vit encore en parasite sur cet échange, via la plus-value… !

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/valeur-loi-de-la-valeur-plus-value-un-essai-de-breve-definition/

    Si le robot est le seul producteur, il n’y a donc plus d’échange…

    Celui qui contrôle le robot contrôle toute la production, tous les services…

    C’est à dire tout le pouvoir, en fait…

    Un nouveau type de « capitalisme » fondé entièrement sur une dictature technologique, où la seule lutte est celle entre détenteurs des différents moyens de contrôles informatiques.

    Une sorte de nouvelle féodalité bureaucratique et technologique.

    Ce n’est plus du « capitalisme » au sens classique du terme parce qu’il n’y a plus d’élargissement possible du capital via le cycle productif, limité à l’amortissement du capital fixe : le matériel robotique !

    C’est pourquoi il faut à ce système un contrôle totalement monopoliste pour imposer des prix avec une marge au départ inexistante.

    C’est ce que l’on peut appeler la Société de l’Arnaque, basée entièrement sur de la « monnaie de singe », fut-elle « électronique »…

    C’est le système qui a commencé à se mettre en place depuis la crise de 2008, notamment avec le système de « Quantitative Easing ».

    Le règne de la « fausse monnaie » entièrement « légale » et à très grande échelle !

    Et la mise au « chômage », en réalité définitif, pour des millions de prolétaires, réduits à survivre avec des subsides misérables du type « revenu universel », mais payés, finalement, et évidemment, en monnaie de singe, avec des « billets de monopoly », un « monopoly » géant dont le gagnant est d’avance la banque, qui tient à la fois la « planche à billets » et le « guichet » de cette « charité publique ».


    Luniterre



  • Luniterre 18 janvier 18:23

     

    @Michel Maugis

    Ici, une étude, précisément sur ce thème :

    Le marxisme était-il à la base du socialisme en URSS, et quelles leçons peut-on en tirer ?

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/06/le-marxisme-etait-il-a-la-base-du-socialisme-en-urss-et-quelles-lecons-peut-on-en-tirer/

    Introduction :


    « Comme on l’a rappelé à l’occasion du centenaire d’Octobre,le capitalisme, provisoirement vaincu, pendant quelques décennies, par cette Révolution en Russie puis dans l’ensemble des pays qui ont formé l’URSS et quelques autres, à la suite, est un type de relation économique lié à l’histoire de la bourgeoisie, une classe sociale qui a déjà 1000 ans d’existence et dont l’expérience économique et politique est à la fois multiséculaire et multiforme, avec une grande faculté d’adaptation et une grande capacité de se « conserver » et de « réagir », au sens précisément « réactionnaire » contre tout ce qui la menace, avec à la fois une férocité implacable dans la répression et une grande rouerie pour renverser les rôles et se poser dans le rôle de la « victime » des révolutionnaires qui veulent se libérer de sa domination.


    Ceci dit, mille ans d’histoire, ce n’est pas mille ans au pouvoir et il lui a fallu près des trois-quarts de ce temps, soit plus de 7 siècles pour devenir tout à fait la classe dominante, après de nombreuses tentatives insuffisantes et rechutes sous la coupe de l’aristocratie. (…)


    L’idée même de socialisme n’a quant à elle guère plus d’un siècle et demi, et ses premières concrétisations sur le terrain, encore moins.


    Si Marx a eu mille ans d’histoire de la bourgeoisie à étudier pour en déduire les lois fondamentales du capitalisme, il n’avait pas même un siècle de développement du prolétariat industriel à étudier pour comprendre ses possibilités de réorganisation de l’économie et les fondamentaux d’un nouveau développement économique qui pourrait s’en dégager. Il n’a pu progresser, dans ce domaine, que par approches successives et par déductions prospectives, au fur et à mesure des questions qui se posaient aux partis prolétariens. (...) »

    Luniterre




  • Luniterre 16 janvier 20:21

    @Christian Labrune

    Encore une fois, il ne s’agit aucunement de justifier les abus de pouvoir avérés et/ou éventuels de ce régime, mais il ne justifient en rien une entreprise de recolonisation, quoi qu’il en soit.

    La plupart des informations citées dans ce genre sont au conditionnel, dans les articles eux-même, dont les lecteurs sont assez grands pour se faire une idée de leur fiabilité ou de leur partialité.

    L’analyse développée dans l’article, quant à elle, se base sur les chiffres qui proviennent essentiellement du bord « occidental » et ne devraient donc pas être suspects de favoriser une telle analyse, alors que le résultat est bien le constat ainsi établi.

    Luniterre



  • Luniterre 16 janvier 19:25

    @proletaire-de-fer

    La situation décrite par Marx dans ce cas de figure n’est pas encore celle de la singularité « taux zéro », mais sensiblement notre situation actuelle où la réduction du temps de travail socialement nécessaire rentre en conflit avec la notion de « rentabilité », de productivité du travail :

    « La production capitaliste est indifférente à l’épargne de temps de travail que la société pourrait réaliser et elle n’est intéressée au progrès de la production que pour autant qu’il en résulte une augmentation du surtravail qu’elle prélève sur la classe ouvrière ; elle est ainsi en contradiction avec elle-même. »

    Marx pensait donc bien à une situation révolutionnaire qui en résulterait, ce qui n’est manifestement pas le cas actuel, même si les choses peuvent encore changer.

    En ce qui concerne la lutte concurrentielle, elle n’a d’intérêt que tant que la limite de singularité « taux zéro » n’est pas atteinte. Dès que l’ensemble des secteurs en seront proches, c’est l’entente entre monopoles qui prévaudra, du type de celle déjà tentée en France dans le domaine de la téléphonie mobile...

    Aujourd’hui encore jugée « illégale », ce type de comportement deviendra la norme, par nécessité pour la survie du système, si nous n’en venons pas à bout avant !

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_de_l%27entente_entre_trois_op%C3%A9rateurs_de_t%C3%A9l%C3%A9phonie_mobile_en_France

    https://www.lesechos.fr/29/06/2007/lesechos.fr/300184223_telephonie-mobile—l-entente-entre-les-operateurs-est-confirmee.htm

    https://www.latribune.fr/technos-medias/telecoms/20120530trib000701112/mobile-l-entente-entre-operateurs-des-annees-2000-definitivement-reconnue.html

    Il n’y a donc pas besoin d’un réel « monopole » formellement établi et beaucoup trop « voyant » pour la crédibilité du système, et donc inefficace pour sa prolongation, en fait.

    Actuellement les monopoles ne se battent déjà plus guère à coup d’offres « concurrentielles » sur le marché, mais plutôt à coups de rachats, de concentration et de « diversification », vu la masse monétaire en circulation, les excédents de trésorerie et les capitaux inemployés...

    https://www.letemps.ch/economie/2018/01/12/2018-vers-une-restructuration-massive-leconomie-mondiale

    http://mai68.org/spip2/spip.php?article1139

    Nous sommes donc dans une situation « intermédiaire » où se prépare déjà l’évolution future du système, par ses acteurs les plus lucides.

    Du point de vue des « anti-système », c’est à dire des anticapitalistes, en réalité, il y a lieu d’anticiper, également, pour ne pas se laisser piéger.

    Luniterre



  • Luniterre 16 janvier 18:34

    @Christian Labrune

    Il n’y a évidemment pas lieu de cautionner une justice éventuellement expéditive, mais ici vous renvoyez à un site dédié à une « opposition » qui ne semble pas s’embarrasser réellement de la précision de l’info, avec cette « liste » sans précision de l’identité des condamnés ni du motif de leur condamnation... Une « info » du genre particulièrement sujet à caution, pour le moins...

    Et de plus, vous semblez sous-entendre que la France devrait remettre en cause le traité sur le nucléaire sur la base de ce genre d’info...

    Et donc, sur cette base douteuse, remettre de la tension internationale et un risque de conflit majeur..

    C’est le genre de démarche recherchée, précisément, par ceux qui n’ont aucun intérêt à la paix...

    Luniterre



  • Luniterre 16 janvier 18:11

    @eddofr

    Effectivement, il n’y a pas de « complot », et du reste ce thème n’apparait pas dans l’article, à mon avis, de simple traducteur, en l’occurrence...

    L’impérialisme, d’une manière générale, n’est pas un « complot » mais bien un système économique qui asservit l’économie des pays du tiers monde à l’oligarchie financière des plus riches.

    Ceux qui refusent de se soumettre à ce système font l’objet de mesures répressives, de sanctions économiques pour tenter de freiner leur développement autonome et finalement de manœuvres de déstabilisation politique visant à instaurer des régimes plus dociles.

    Il n’y a pas de « complot » là dedans , juste une politique systématique qui se déploie par tous les moyens possibles, sans souci de légalité aucune ni de « droit de l’hommisme », qui n’est là que pour duper et manipuler les naïfs, et en Iran comme dans bien d’autres pays victimes de pseudo-« révolutions », « oranges » ou autres, qui ne sont que des coups d’état à peine déguisés...

    En Iran, le coup semble raté, pour l’instant, et c’est tant mieux.

    Luniterre



  • Luniterre 16 janvier 15:29

    @pipiou

    Ce que l’article démontre, et assez facilement tellement c’est évident, c’est surtout la faillite du néo-colonialisme !!

    Et aussi, et d’abord, l’échec de la « révolution » néo-colonialiste...

    Pour le reste la parole est évidemment aux iraniens eux-mêmes !

    Luniterre



  • Luniterre 16 janvier 14:24

    @Jao Aliber

    La disparition massive du travail salarié par le processus de robotisation n’entrainera pas automatiquement la « révolution communiste par les chômeurs » car le système de domination de classe tend d’ores et déjà à se prémunir en entretenant la dépendance des populations oisives à la « consommation » à travers les subsides sociales de survie, actuellement le RSA, par exemple, et demain le « revenu universelle » ou autre formule de cache-misère adaptée aux circonstances du moment.

    Marx avait, de plus, tout à fait anticipé cette évolution des rapports de production dans ses « Grundrisse » :

    https://www.marxists.org/archive/marx/works/1857/grundrisse/ch13.htm

    Il pensait donc déjà que la fin inéluctable du système capitaliste basé sur l’élargissement du capital par le cycle productif n’entrainerait pas automatiquement la révolution communiste, et c’est pourquoi il avait déjà ébauché les fondamentaux d’une étape de transition, ou « première phase du communisme », dans sa célèbre « Critique du Programme de Gotha ».

    Lénine et les bolchevique ont tenté de mettre en œuvre cette phase de transition, sans y parvenir complètement, du fait de l’encerclement, d’une part, et des divisions internes, surtout, en fait, et du fait des économistes « gauchistes » qui ont tenté d’imposer leurs vues, dans un premier temps, et finalement supplantés par les révisionnistes khrouchtchéviens :

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/06/le-marxisme-etait-il-a-la-base-du-socialisme-en-urss-et-quelles-lecons-peut-on-en-tirer/

    Luniterre



  • Luniterre 16 janvier 13:49

    @pipiou
    .

    Si vous lisiez réellement l’article, vous comprendriez qu’il ne s’agit pas de cautionner le régime iranien mais de montrer que les iraniens sont capables de choisir eux-même leur évolution sans que l’Occident, et notamment les USA, ne s’en mêlent.

    Au contraire, même, ce type d’intervention extérieure est un frein puissant au développement de la démocratie, en incitant à lui résister sous la forme d’un repli nationaliste et même religieux, vu comme un marqueur d’identité.

    Luniterre