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Oh Peuple

 

Bête immonde crainte et méprisée par les puissants usurpateurs qui te subjuguent, ne vois-tu pas l’heure venue de te réveiller ?

Tant que tu te laisseras voler ton sommeil et tes rêves, ceux qui te ressourcent malgré toi, et que tu rechercheras l’argent comme réponse à tous tes tracas, et quand bien même tu aurais compris que tu n’en aura jamais assez, tu te contentes de le côtoyer en servant le riche, sans te rendre compte que même d’or ses barreaux l’enferment ; tant que tu seras convaincu que ton être n’est rien et qu’il faut le vêtir d’artifices pour croire et faire croire que l’envie que tu crois susciter te sert de force à vivre, tu tomberas malade.

Tu es las des routines et des besognes quotidiennes, tu aimes les outils qui font tout à ta place, sauf que si tu y réfléchis tu prendras plus volontiers ta fourchette pour faire une mayonnaise et si tu optes pour les mixeurs pour les blancs en neige, la fourchette restera ton choix pour faire une purée. Si l’aspirateur te donne toute satisfaction pour dépoussiérer tes tapis, dans ta cuisine, c’est le balai que tu choisiras.

Et voilà que les grands manitous de la puissance productrice te remplaceront par des robots. Sûr qu’avoir réparti les tâches était une vraie connerie, mais monter une bagnole, nom de dieu, quel régal ! Et te voilà penaud, inutile, ton savoir-faire désuet, ton énergie, tes motivations hors temps, alors que cela faisait plus de trois générations que ta place dans le monde avait une importance unique, et plutôt que le monde changeant on s’adapte, cette rupture, c’est abrupt. Là dessus, tout un tas d’imbéciles qui ne savent rien faire de leur dix doigts crient au progrès : la fin de ces boulots de merde ! mais où la merde ? Dans la fierté du travail bien fait ? Dans l’humilité du un indispensable au tout comme peut l’être le moindre musicien dans son orchestre ? Ou bien dans l’exploitation qui te fut faite, te prendre comme du bétail interchangeable et réduire ton monde à ta tâche qui à elle seule ne faisait pas le tout ? Dans le fait de te donner pour agir, le minimum vital pour que demain tu sois là sur la chaîne, vivant et à peu près en forme ?

Quelle était la chose la plus évidente à faire ? T’éliminer ou bien au contraire te hisser en acteur indispensable d’une société ?

T’éliminer devait leur sembler plus facile, car c’est ce qu’ils ont choisi. Et personne ne s’est levé le cul pour éliminer les éliminateurs !

Je suis peut-être passéiste, peut-être réactionnaire, conservatrice et tous les noms que l’on voudra bien me donner, mais je sais que l’évolution se fait naturelle de la base, et qu’elle est lente, de manière à être intégrée par tous. Aujourd’hui il ne s’agit pas d’évolution, ni même de révolution, mais bien d’imposer à la base des changements inopportuns, pour le bénéfice de quelques-uns.

Et cela touche les uns et les autres de manière différente. Il y a toujours eu un complexe, bien entretenu par « l’élite », d’être du peuple ; quand la radio, la télé furent omniprésentes, chacun avait à même de perdre son accent, de s’habiller comme sur les gravures, d’avoir en bouche quelques chansons à la mode et, si possible, utiliser quelques mots d’anglais. Et puis au fil des ans, quand tout le monde eut gobé le conte, quand chacun se crut roi, servi par des ustensiles mirobolants, nourris par des cuisiniers industriels, se contentant de ces ersatz parce qu’ils étaient bien promus, il n’y eut plus de lompes ni d’esturgeons, et même la morue manqua.

Tu as du mal à dessiller, peuple ; on t’a fourni de la merde en guise de repas de roi et si tu es devenu gros comme jadis les riches, les riches sont minces, et c’est toujours toi qui mourras le premier.

Tu as cru et tu crois que tout serait facile mais tu n’as jamais vu, sûrement, que les riches ne savent rien faire, qu’ils ne sauraient vivre ou survivre sans toi, pose-s-en dans la brousse, sans gadget et régale toi de le voir hagard, là où toi tu saurais parler au premier quidam qui passe, d’égal à égal, et te débrouiller !

Alors, quelle mouche t’a piquée, toi qui travailles pour tes patrons assureurs, de transmettre à tes concitoyens, tes égaux, les consignes ineptes, stupides qui ne servent qu’à faire traîner les affaires, garder le plus longtemps possible des milliers de petites sommes, placées, et qui leur rapportent gros ?

Et toi, l’artisan qui brade un savoir faire-faire, l’amour d’un métier d’art pour des tâches hâtivement bâclées : comment un travail mal fait, quasi inachevé, peut-il nourrir ta dignité ?

Et toi, le paysan qui laboure sans âme, cultive sans perspectives, récolte sans bonheur des aliments poison ; toi qui gaspilles sans frémir des tonnes de nourriture, qui te vends au puissant et te laisses enfermer dans un labyrinthe que pour toi d’autres ont dessiné ?

Toi l’enseignant qui oublies ta mission sous les coups incessants des grands penseurs de l’absurde au service des puissants et fais la petite main qui élimine, ratiboise la belle énergie d’une jeunesse par ailleurs abrutie de jeux, de désirs vains, d’identifications absconses et d’idéaux frelatés.

Et pourquoi n’as-tu de cesse de vouloir te hisser hors de ta condition pour faire semblant d’être ce qu’on t’a dit qu’être était ? Ou bien, dans l’impossibilité de le faire, te laisses-tu aller, soumis aux sorts contraires ?

Et pour finir ma complainte, as-tu noté qu’un bon pourcentage de nos tracasseries, de nos arnaques quotidiennes ne sont dues qu’à nous-mêmes car personne ne nous y oblige, que ce soit le vol, l’incompétence, la négligence, les petits abus de pouvoir, les corruptions de notre échelon, les méfiances, les violences, les haines, les rejets, et tout ce qui fait que notre vie est invivable. Oui, bien sûr, il y a le système, mais qui le perpétue ? Oui, bien sûr il y a le pouvoir, mais qui l’élit ou laisse élire ?

Alors, petit peuple du haut, grand peuple du bas, réfléchis cinq minutes ; si au bout de cinq minutes tu admets ne vouloir qu’être riche et avoir du pouvoir, alors, les dés sont jetés et personne n’y pourra plus rien.

Dans le cas contraire, les portes sont ouvertes, la rue est à toi, et l’espace, et les entreprises, et les services publics, et la douceur de vivre que tu créeras. Mais n’attends pas qu’on te le porte sur un plateau, que la publicité te le vende, fais-le.

Je te souhaite pour la nouvelle année, de savoir dire « non », et de vouloir.

 

Comme j'en étais là de mes états d’âme, laissés au gré des âpres frimas de la Noël, j’ai reçu un courrier ; j’ai pensé que cela ferait une belle fin. J’en ai demandé l’autorisation à Pascal Chauvet, et il me l’a donnée :

 

BILLET D'Humeur du président du RPS-FIERS....in fine, plein d'espoir !

 

« Je préfère en baver, voire mourir en homme libre que de survivre, de plus en plus mal, en esclave. Ce n’est pas l’opinion d’une grande majorité des citoyens du monde entier, je ne le comprends pas, mais je le constate. Une toute petite minorité a une conscience de ce qu’il est et de sa vie, une partie de cette minorité a décidé de servir les magnats de la finance qui les rétribuent grassement, souvent d’ailleurs avec les deniers publics, pour être de bons serviteurs. L’autre partie de cette minorité a décidé, par humanité et par envie de justice, de se battre pour la grande partie de l’humanité qui est soumise, soit par confort soit par peur. En fait l’homme est un animal, on l’oublie parfois, et réagit comme tel. Regardez tous ces veaux, ces cochons ou ces vaches qu’on emmène à l’abattoir, ils sont stressés, angoissés, mais peu se révoltent et quand l’un d’entre eux a cette idée, celui qui les emmène qui est bien conscient qu’il ne pourrait rien contre le nombre et qu’il serait balayé, châtie gravement l’animal pour bien montrer aux autres qu’il ne faut pas se révolter sinon il vous en cuira. Nos anciens ont donné leur sang et leurs vies pour la souveraineté du peuple et de la nation. De tout temps des femmes et des hommes se sont levés contre la tyrannie et il faut bien avouer que les pauvres, malgré les attaques des possédants, grâce à eux, vivent mieux aujourd’hui qu’au moyen âge. Je n’oublie pas qu’à ces époques aussi le plus grand nombre restait soumis.
Seul le combat, la lutte à mort, permet à l’esclave de s’émanciper. Jamais un tortionnaire, pas plus qu’un système à son service, n’ont accepté de perdre une once de leur pouvoir ou de leur cupidité par humanité.
Ils ont tous les pouvoirs parce qu’on leur a donné, sur l’échiquier ils ont trente coups d’avance, ils ont tous les moyens de manipuler ou d’enfumer la masse. Seule la conscience de sa puissance et la volonté de s’émanciper peut permettre à un peuple de briser ses chaînes. Il y aura toujours des soumis, il y aura toujours des collabos, mais la majorité est toujours prête à croire à de nouveaux espoirs et un nouveau rêve. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent, l’aspiration émancipatrice est toujours la plus forte, un jour ou l’autre. C’est pourquoi chacun doit se battre pour ses rêves, ses utopies, jusqu’à ce que le plus grand nombre l’entende et les reprenne à son compte. L’émancipation humaine vaincra ou toute l’humanité, y compris eux, disparaîtra.
Réveille toi peuple de France, tout ce qui fait de nous une nation, notre système social, notre politique, est entrain de disparaître. L’humanité toute entière est en danger. Les peuples nous attendent. 

Le peuple des Lumières, de 1789, de 1936, du Conseil National de la Résistance, ne peut rester le bel endormi.

 

Bonnes fêtes de fin d'année, pour ceux qui le peuvent.... »

 

Pascal Chauvet

 

http://rassemblement-du-peuple-souverain.com/

 


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178 réactions à cet article    


  • cevennevive cevennevive 27 décembre 2017 09:30

    Oh alinea !


    Toujours vraie, toujours pleine de bon sens, texte aux remarques et aux mots que je partage.

    « comment un travail mal fait, quasi inachevé, peut-il nourrir ta dignité ? »

    A prendre au sens propre et au sens figuré...

    Nous avons le privilège de l’âge, nous voyons très bien les situations. Mais que deviendront nos enfants dans ce monde ?

    Bise à toi.


    • alinea alinea 27 décembre 2017 10:22

      @cevennevive
      Bise à toi cevennevive, ce qu’ils deviendront, je ne sais pas, mais je sais qu’aujourd’hui beaucoup passent à côté des bonheurs et satisfactions simples !


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 décembre 2017 18:26

      @alinea
      Merci pour cette description du « capitalisme du désastre », comme l’appelle Naomi Klein.


      Mais si « nos anciens ont donné leur vie pour la souveraineté du peuple et de la nation », on se demande bien pourquoi vous voulez rester dans cette Europe qui, justement , a ouvert les portes au capitalisme du désastre, qui est en train de supprimer les Etats Nations, et qui va supprimer les acquis sociaux obtenus par nos anciens, et ruiner les classes populaires comme les classes moyennes ?

      Les réformes de Macron sont celles utilisées aux USA et en Allemagne, dans ces deux pays les classes moyennes sont en train d’être laminées.
      Pour la classe ouvrière, c’est déjà fait.

    • alinea alinea 27 décembre 2017 18:30

      @Fifi Brind_acier
      « je veux rester dans cette »Europe" ? Franchement, Fifi !!


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 décembre 2017 09:12

      @alinea
      Vous rêvez à quelque chose de totalement improbable.
      Il y a près de 40 ans qu’on nous promet « une Europe sociale ». On oublie juste de nous expliquer la recette, c’est couillon !
      Cameron a essayé de faire du chantage à la sortie, pour changer les Traités, nada, wallou, rien du tout, il n’a rien obtenu, alors que le PIB de la GB est > à celui de la France.


      Quels sont les Gouvernements européens qui sont pour une Europe sociale ?
      Donnez moi les noms ! Merkel va voter pour une Europe sociale ? Jamais.
      Qui d’autre ? Rajoy ? Orban ? Vous pouvez toujours attendre.

      Tsipras, qui gouverne avec un Parti de Droite, et qui est copain comme cochon avec Junker ?

      Peut-être le nouveau gouvernement de Droite et d’Extrême Droite autrichien ? Ils sont pour une Europe sociale ? Vous savez bien que non.


      Il suffit qu’1 seul dise non, rien ne changera, c’est ça le verrouillage de l’article 48. Il faut qu’ils soient 100% d’accord sur chaque mot, sur chacun des milliers d’articles des Traités, depuis de Traité de Rome, qui contient tous les Traités suivants.

      C’est totalement illusoire.
      Ou alors, vous attendez qu’il y ait 27 Mélenchon en même temps...
      La probabilité d’un tel évènement, c’est 1 fois tous les 745 000 ans.

    • Le421 Le421 28 décembre 2017 09:25

      @alinea
      Je me répète, mais c’est vrai.
      Parlons de la phosphorescence des poissons des grandes profondeurs, les « allumés » de l’UPR dévieront sur l’article 50 du TFUE...
      C’est maladif.
      C’est comme ça !!


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 décembre 2017 12:13

      @Le421
      Vous êtes atteint d’Alzheimer précoce ? Le programme du Traité de Maastricht a été rédigé par les 12 gouvernements européens, dont celui de Mitterrand.
      Le gouvernement d’Edith Cresson, en 1991/92, ça vous dit quelque chose ? Ce sont tous vos potes du PS et ceux de Mélenchon, pendant des dizaines d’années.


      Maastricht, c’est la fin de la souveraineté avec l’ UE + la fin du Franc et de l’indépendance monétaire avec l’euro + la fin d’indépendance militaire et diplomatique, avec l’OTAN dans les Traités..., une paille !

      Votre poète Mélenchon trouvait que Maastricht était « un contre poids politique », alors que c’était le contraire ! Mélenchon ne comprend donc pas ce qu’il lit. Ou bien il est incompétent, ou les deux.

      Asselineau, au moins, sait lire les documents européens et il comprend ce qu’il lit ! Cela semble exceptionnel dans notre classe politique peuplée de mauvais lecteurs ...


      PS : Ce n’est pas l’ UPR non plus qui a inventé l’article 50. Ce sont des juristes anglais qui sont intervenus lors du Traité de Lisbonne, pour mettre une clause de sortie. S’il n’avait tenu qu’à la bande à Attali, vos potes du PS auraient fait comme pour l’euro : pas de clause de sortie !

    • Fergus Fergus 27 décembre 2017 09:53

      Bonjour, Alinea

      Un bravo sincère pour ce cri de révolte, cet appel à la résistance face aux diktats de l’industrie, et surtout de la Finance qui, telle une divinité infaillible, impose sa volonté aux moucherons que nous sommes. 

      Cela dit, il y a quand même un côté effectivement « passéiste » dans cet appel à la mobilisation populaire.

      J’ai vu laver du linge au lavoir dans mon enfance, et je ne crois pas qu’une seule personne de bonne foi ait regretté l’arrivée de la machine à laver. Dans un tout autre registre, je revois les « perforatrices » qui, lorsque j’étais jeune informaticien, s’usaient les yeux à faire des petits trous pour entrer sur des cartes des données codées incompréhensibles ; à côté d’elles, les dactylos étaient des privilégiées !

      Deux exemples parmi des milliers d’autres pour dire que rien n’est jamais simple, et encore moins manichéen.

      Bref, à chacun d’essayer de trouver sa voie dans une société en perpétuelle mutation, si possible sans trahir ses convictions et dans le souci du collectif. En fait, c’est sur ce dernier point qu’il y a le plus d’incertitudes...


      • Clocel Clocel 27 décembre 2017 10:02

        @Fergus

        Ainsi parla le sans-culottes Fergus...

        Un bel échantillon de ton « peuple » Alinea..,

        « A chacun de trouver sa voie... »

        Comprends-tu où est le problème ?


      • alinea alinea 27 décembre 2017 10:10

        @Clocel
        Oui !! beau paradoxe de nos jours, cause de ce que nous vivons...mais, c’est comme les paroles sages de tout temps : on en prend que l’écume, car se connaître et être soi n’empêche pas la conscience du Commun...


      • alinea alinea 27 décembre 2017 10:20

        @Fergus
        Je voulais, dans ce cas précis, pointer du doigt que le « progrès » (nucléaire entre parenthèse !) est souvent une complication, une source de pannes ou de désagrément comparé aux outils simples ; ni économes en eau ni économes en énergie, des ingénieurs ne savent plus quoi inventer pour faire vendre !
        Mais aussi, et peut-être surtout, une manière de se débarrasser du quotidien ( et c’est raté la plupart du temps) en allant vite, sans efforts, et ces deux axes-là me paraissent bien nocifs !
        Tout est question de mesure, et quand Monsieur Singer inventa la machine à coudre, il le fit pour soulager la peine de sa femme couturière ; la machine à laver est du même ordre ; mais j’ai vu des cuisines équipées comme des laboratoires !! ce qui pour moi représentait une énorme complexification des tâches, sans parler de la place qu’il faut pour ranger tout ça !
        Mais c’est vrai, je suis passéiste ! je n’aime pas l’aspirateur qui me tue le dos !!!


      • Fergus Fergus 27 décembre 2017 11:51

        Bonjour, Clocel

        « A chacun de trouver sa voie... » 

        En effet, j’ai écrit cela pour le faire suivre immédiatement de « sans trahir ses convictions et dans le souci du collectif » !

        Je comprends la démarche d’Alinea et je partage très largement son point de vue sur bien des points, et cela d’autant plus qu’issu d’une famille de paysans de montagne, j’ai connu à peu près tout ce qui pouvait se faire en termes d’élevage, d’agriculture et de travaux ménagers à une époque où l’on fonctionnait encore avec des bœufs et où il fallait aller chercher l’eau potable à un kilomètre de la ferme.

        Mais on ne reviendra pas en arrière, il faut en avoir conscience. Et si possible œuvrer chacun à son modeste niveau pour tempérer la révolution numérique en cours afin de n’être pas totalement dépassé demain par l’Intelligence artificielle et la fuite en avant robotique.


      • Clocel Clocel 27 décembre 2017 12:17

        @Fergus

        « Mais on ne reviendra pas en arrière »

        Merde... !

        Comment peut-on être aussi péremptoire, aussi dogmatique !?!?

        Et toujours cette manière binaire d’opposer les êtres ! Les progressistes et les passéistes et de la place au milieu pour ceux qui vont enfler tout le monde !

        Si on a aucun intérêt objectif à faire durer le merdier actuel, je ne vois aucune raison de raisonner de telle façon... C’est spécieux, clivant, aliénant, un raisonnement de sophiste.

        La question, la seule et qui s’adresse à tout le monde est : Que va-t-on faire pour tenter de sauver notre cul, ensemble ?

        Alors les bœufs ne sont peut-être pas la solution, mais faire le lit des trolls attaliens, non plus !

        Et ne vous emmerdez pas à m’expliquer la ferme, j’ai vécu les dix premières années de ma vie au 19 ème siècle, pas d’électricité, pas d’eau courante, en presque totale autarcie...

        Et bien, je vais faire un aveu mon bon Fergus, pour un enfant, c’était le paradis !


      • alinea alinea 27 décembre 2017 12:45

        @Clocel
        Oui, un paradis, où la tâche accomplie était énorme mais où il y avait le temps, plutôt un rythme, son rythme...


      • Fergus Fergus 27 décembre 2017 15:28

        @ Clocel

        « Comment peut-on être aussi péremptoire, aussi dogmatique !?!? »

        Je ne suis ni « péremptoire » ni « dogmatique », ce serait plutôt vous qui l’êtes !

        Effectivement, l’« on ne reviendra pas en arrière ». Comment pouvez-vous nier cette évidence ?Comment ne pas admettre que les évolutions de la société, notamment du fait de l’apport des techniques, ont été tout autant porteuses d’avancées en matière de confort de vie que de régressions en matière de solidarité sociale ???

        « Que va-t-on faire pour tenter de sauver notre cul, ensemble ? »

        La question est là, et c’est très exactement ce que je dis en déplorant que la solidarité à a laquelle je fais allusion ci-dessus n’existe plus que de manière très marginale et si peu efficiente que les pouvoirs publics s’en « ’battent les couilles » pour parler de manière jeune et triviale.

        Ne vous trompez pas d’adversaire, Clocel ! Ce n’est pas en tirant sur ceux qui ne pensent pas très exactement comme vous que vous ferez avancer la cause que vous défendez ! Cette approche sectaire est précisément l’une des causes de l’échec des synergies de lutte sociale !


      • Fergus Fergus 27 décembre 2017 15:39

        @ Clocel

        « pour un enfant, c’était le paradis ! »

        Pour un enfant, la plupart des milieux où ils ont évolué jeunes est « le paradis », et je l’ai moi-même vécu comme tel.

        Malgré les moments de répugnance lorsqu’on égorgeait cochon ou brebis.

        Malgré le scorbut ou le botulisme qui attaquaient ici et là des voisins ou parents mal alimentés.

        Malgré la peau transpercée de pluie glaciale en gardant les vaches sous un orage d’automne.

        Malgré le gel qui opacifiait les vitres en hiver dans une chambre à 5 degrés. 

        Malgré les côtes fêlées par des coups de corne en attachant les vaches à leur crèche.

        Malgré les projections de fumier sur la tête en chargeant à la fourche un tombereau d’épandage.

        Malgré les furoncles, les ampoules et les piqûres de guêpe ou de frelon.

        Eh oui, malgré tout cela, c’était « le paradis ». Ou plutôt c’est le paradis dans notre mémoire, celle de personnes âgées qui regrettent plus ou moins consciemment le temps de leur enfance !!!


      • foufouille foufouille 27 décembre 2017 15:56

        @Clocel
        "Et ne vous emmerdez pas à m’expliquer la ferme, j’ai vécu les dix premières années de ma vie au 19 ème siècle, pas d’électricité, pas d’eau courante, en presque totale autarcie...
        Et bien, je vais faire un aveu mon bon Fergus, pour un enfant, c’était le paradis !"

        j’ai vécu quelques années comme ça aussi mais j’a beaucoup moins apprécier de devoir aller à l’école avec deux kilomêtres par moins vingt, faire chauffer l’eau pour se laver mais fallait pomper l’eau du puits avant, dormir sans chauffage .............
        je constate que tu as un ordinateur, il fonctionne avec une dynamo de vélo ?
         


      • Aristide Aristide 27 décembre 2017 17:10

        @Fergus


        de régressions en matière de solidarité sociale ??? 

        Allons, je rêve !!!

        La question est là, et c’est très exactement ce que je dis en déplorant que la solidarité à a laquelle je fais allusion ci-dessus n’existe plus que de manière très marginale et si peu efficiente que les pouvoirs publics s’en « ’battent les couilles » pour parler de manière jeune et triviale.

        Une précision, la solidarité n’est pas seulement un sentiment, c’est un fait mesurable. Comment ? Par le taux de prélèvement obligatoire, impôts, cotisations sociales, taxes etc ... enfin tout ce qui permet de financer ce qui nous différencie de nombreux pays. Nous sommes passés devant le Danemark en terme de TPO, depuis 1970 la part de la richesse nationale consacrée à l’action sociale, la maladie, ... a pratiquement doublé.

        On est bien loin de cette image d’Epinal consistant à laisser croire que la France est un monde d’égoïstes et que les régressions en matière de solidarité sociale sont un fait.

        Ne vous sentez pas attaqué, cette idée soutenue par Alinea sur un passé radieux et fantasmé qui devrait revenir est d’un tel ridicule !!! 

      • Fergus Fergus 27 décembre 2017 17:40

        Bonjour, Aristide

        Vous m’avez mal compris : lorsque je parle de « régressions en matière de solidarité sociale », ce n’est pas à l’action des gouvernements qui se sont succédé que je fais référence, mais au repli des Français sur leurs propres intérêts en lieu et place des actions collectives qui, naguère, ont permis la conquête puis la sauvegarde de droits, hélas menacés aujourd’hui par les individualismes.


      • Aristide Aristide 27 décembre 2017 17:51

        @Fergus


        C’est tout de même apporter de l’eau à un moulin à sornettes d’Alinéa que de participer à cette mise en cause assez injustifiée de notre modèle de protection sociale par cette phrase des plus ambiguë. Il n’y a aucune régression en matière de solidarité sociale, au contraire.

        Maintenant si vous parlez de la perte de pouvoir de tous les politiques et autres syndicalistes qui arguent de cette régression pour mobiliser « le peuple », vous faites fausse route. Les Français savent que le modèle actuel est LE modèle le plus avancé de tous les pays, imparfait surement, ils comprennent assez justement qu’il s’agit maintenant d’améliorer son fonctionnement, de cibler les vrais bénéficiaires, d’ajuster aux mieux les moyens, ...

        Un exemple ?  La formation professionnelle, ou des agences proches des syndicats patronaux et autres, de clubs, ... accaparent l’essentiel des budgets pour des formations aussi inutiles que dispendieuses.

      • pipiou 27 décembre 2017 18:19

        @Fergus
        C’est pour cela qu’après « une bonne guerre » on trouve tout formidable , et inversement quand on est gavé de tout on n’a plus goût à rien.

        Car l’être humain, lui, ne progresse pas tant que cela, ce qui devrait faire plaisir aux spécistes.


      • Fergus Fergus 27 décembre 2017 18:33

        Bonsoir, pipiou

        Votre propos est - malheureusement - frappé au coin du bon sens.


      • Fergus Fergus 27 décembre 2017 18:37

        @ Aristide

        Une nouvelle fois, vous ne comprenez que ce que vous voulez comprendre, et déformez les propos de vos interlocuteurs pour alimenter ces polémiques stériles dont vous êtes si friand.

        Alinea a parlé plus loin d’« aigreur » vous concernant. Réfléchissez à ce mot que je vous ai déjà servi, comme d’autres intervenants de ce site !


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 décembre 2017 18:38

        @Fergus
        Mais on ne reviendra pas en arrière, il faut en avoir conscience.

        Si, si Fergus, quand nous serons comme les Grecs, nous ne pourrons plus avoir le train de vie d’aujourd’hui... Même dans les familles modestes, aujourd’hui, on manque rarement d’appareils électroménagers.

        Mais quand les appareils tomberont en panne, nous ne pourrons plus les remplacer. Il faudra bien revenir au balai, à la fourchette pour la mayonnaise, et aller rincer le linge au lavoir, ou à la rivière....

        Il a suffit de 4 ans d’austérité aux Grecs pour revenir 50 ans en arrière.


      • Aristide Aristide 27 décembre 2017 18:50

        @Fergus


        Alinea a parlé plus loin d’« aigreur » vous concernant. Réfléchissez à ce mot que je vous ai déjà servi, comme d’autres intervenants de ce site ! 


        Comme quoi vous n’êtes pas le seul « insoumis » qui parle de « régression en matière de solidarité sociale », vous êtes bien incapble de soutenir cette expression pourtant assez claire. Les mots ont un sens, si vous parliez de « la diminution de la mobilisation sur des sujets sociaux » c’était autre chose.

        Il me semble que j’ai donné des arguments chiffrés et des exemples qui contredisent votre discours mais bon, comme à l’accoutumé incapable de soutenir ses propos ... la seule ressource en appeler au jugement de quelques personnes de la même engeance.

      • Clocel Clocel 27 décembre 2017 19:44

        @foufouille

        Solidarité entre fossiles ???

        Si AV se mettait à faire de la pub pour les couches Confiance, il ferait un carton !

        Pile-poil le cœur de cible ! smiley

        Et pour répondre à ta question, l’énergie n’est vraiment pas un problème pour celui qui en use peu, les appareils modernes sont très économes, à condition de savoir les choisir...

        Pourquoi crois-tu qu’EDF soit si pressé de changer les instrument de mesure ?


      • foufouille foufouille 27 décembre 2017 21:14

        @Clocel

        « Pourquoi crois-tu qu’EDF soit si pressé de changer les instrument de mesure ? » par ce que certains fraudent pas mal.


      • Ouam Ouam 29 décembre 2017 13:44

        @Fergus
        bonjour,
        "Effectivement, l’« on ne reviendra pas en arrière ».
        Comment pouvez-vous nier cette évidence ?
        Comment ne pas admettre que les évolutions de la société, notamment du fait de l’apport des techniques, ont été tout autant porteuses d’avancées en matière de confort de vie que de régressions en matière de solidarité sociale ???« 

        ben parce que ...
        non je vais plutot vous laisser le découvrir, on doit tous travailler un peu pour avancer intellectuellement, c’est au pied du mur que l’on voit le macon, elorsqu’il fait une erreur de fondation, c’est lui qui prends la pleine mesure de ses erreurs avec la fissuration de celui-ci.

        vous avancerez certainement plus vite en comprenant vous memes les raisons pour lesquelles clocel, amha a certainement raison dans ce qu’il avance.
         
        je vais vous donner un indice avec une ou deuxs remarques
         »oui et certainement bien plus vite que vous le pensez, pas par choix mais bien du auxs faits« 

        et la suivante :
         »sauf si nous trouvons comment acceller et courber l’espace temporel, ou l’énergie infinie et absolue dans le vide sidéral (ca va ensemble), c’est le seul cas ou clocel peut se planter.


      • Pauline pas Bismutée 27 décembre 2017 10:04

        @ Alinea

        Trop vrai … bientôt le deuxième cercle de l’enfer ?

        A toujours prendre les chemins de moindre résistance, nous allons de plein gré vers l’abattoir.

        Et le travail, qui, comme le disait si bien Khalil Gibran, devrait être « l’amour rendu visible » ; seules quelques âmes intègres et fidèles artisans  en comprennent encore le sens.

        Bientôt en France, comme en Islande ? Pas encore perdu, ne pas oublier que nous avons davantage peur de notre grandeur que de notre petitesse.

        Amicalement


        • alinea alinea 27 décembre 2017 10:25

          @Pauline pas Bismutée
          Merci pour cet optimisme ; je crois que je l’ai aussi au fond de moi, mais parfois, je doute quand je pense que l’éducation, le bain de notre enfance, nous crée.
          Bien à vous Pauline


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 décembre 2017 18:51

          @Pauline pas Bismutée
          L’Islande n’est ni dans l’ UE, ni dans l’euro, c’est un pays souverain. Ce qui lui a permis de faire tout ce qui est interdit dans les Traités européens : dévaluer la monnaie, contrôler les mouvements de capitaux, laisser les banques faire faillite, protéger les comptes bancaires des habitants etc.
          « Miracle à l’ Islandaise ».


          Non seulement en restant dans ’ UE, nous ne pourrons pas laisser les banques faire faillite, mais les banques sont autorisées à siphonner nos comptes bancaires en cas de faillite !

          Parmi les 4 pays qui sont les plus heureux du monde, on en trouve 3 en Europe, mais ils ne sont ni dans l’ UE, ni dans l’ euro : la Norvège, l’ Islande et la Suisse.

        • Ciriaco Ciriaco 27 décembre 2017 10:24

          Comme je le disais ici il n’y a pas si longtemps, il fut un temps où vous n’auriez pas arraché un livre au prolo pendant son temps de pause, conscient qu’il était du vol de classe et de la nécessité de se défendre. Ce vol est à son apogée, et le prolo ne veut pas entendre parler de culture, arnaché qu’il est sur son smarphone.

          J’ai participé aux nuits debouts. Il y avait là des trentenaires débitant des propos qu’auraient pu tenir des adolescents, ne réussissant de fait à faire débat qu’avec des anars aussi bêtement que simplement anti-flics, tandis que le mainstream cognait déjà.

          L’insoumis est seul. Il partage comme le font les hommes. Un temps avant que la nuit ne vienne. Qui voit la vie telle qu’elle est ? Une culture toujours vivante, comme une chandelle qui luit dans les livres. Qu’il jette un oeil sur notre société et la petite flamme est déjà soufflée.


          • Fergus Fergus 27 décembre 2017 11:55

            Bonjour, Ciriaco

            Bravo pour ce commentaire lucide ! Par chance, la nuit n’est pas encore là, mais il est évident que l’individualisme né du (relatif) confort auquel je faisais allusion plus haut est mortifère pour la société, condamnée à être toujours plus étriquée et toujours plus dépendante de la doxa imposée par les oligarques.


          • joletaxi 27 décembre 2017 11:59

            @Fergus

            mince, ça c’est du parlé « conscientisé » ou je ne m’y connais pas
            heu, ça veut dire quoi au fait ?
            en tout cas, c’est beau,


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 décembre 2017 19:01

            @Fergus
            Le confort est apporté par le modèle social français issu du CNR, qui redistribue plus de 50% de la richesse produite. Ce qui en fait un 2e salaire, si vous ajoutez bout à bout tous les systèmes sociaux de solidarité qui existent.


            Mais je devrais en parler au passé, car depuis 2014, la Commission européenne, le MEDEF, le FMI, la BCE et les Traités, imposent la fin de ce modèle à la France.


            Comment cela se passe ? Par l’application des Traités, en particulier par l’article 121 du TFUE, qui soumet les gouvernements français aux décisions économiques et sociales de la Commission européenne.

          • Fergus Fergus 27 décembre 2017 20:55

            Bonsoir, Fifi Brind_acier

            « Le confort est apporté par le modèle social français issu du CNR »

            Vous faites semblant de croire cela, mais vous savez très bien que le CNR n’y est pas pour grand chose : on trouve grosso modo les mêmes éléments de confort dans tous les pays d’Europe occidentale, un peu plus dans les pays du Nord, et un peu moins dans les pays du Sud. smiley


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 décembre 2017 11:06

            @Fergus
            Je me moque de savoir quel modèle ils appliquent dans les autres pays ...
            En France, c’est le programme du CNR, toutes les forces politiques réunies, les Communistes et les Gaullistes, qui ont mis en place le modèle social.


            Et oui, c’était un programme de politique intérieure nationale !
            Ce qui est interdit depuis Maastricht.
            On ne peut faire que des politiques européennes.

          • Aristide Aristide 28 décembre 2017 11:25

            @Fifi Brind_acier


            Pas plus que ce sont les seules luttes qui ont apporté les avancées de notre modèle comme certains se plaisent à le dire, on peut simplement dire que le CNR a été initiateur d’un modèle qui s’est construit tout au long de la fin du XXème siécle, 

            La France est lié par des engagements européens mais conserve un grand pouvoir pour mener des politiques nationales, influencer les politiques européennes, ... Ce ne sont pas les déclarations de quelques technocrates européens qui en changeront quoique ce soit.

            Tout le droit du travail est du seul ressort de notre pays, le modèle social est maintenu depuis des années. Si on vous croyait le TPO baisserait pour rejoindre la moyenne des états et c’est le contraire qui se constate, notre modèle est le plus protecteur, il continue à l’être même si marginalement il existe des tentatives de le rogner pour faire plaisir à tel ou tel autre lobby patronal.

            La vision caricaturale consistant à faire croire que notre modèle social est en perdition ne sert les interets que de quelques boutiquiers transformés en gourous politiques, de Mélenchon en Asselineau ...

          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 décembre 2017 12:40

            @Aristide
            Quelles sont vos sources ? Pourquoi ne citez-vous pas les articles des Traités qui permettent de faire tout ce que vous dites ? Commencez donc par lire les Traités !

            Et si vous n’y comprenez pas la novlangue européenne, adressez-vous à l’ UPR, on vous fera gratos une traduction. Exemple : « Les articles des Traités les plus toxiques » . Ceux qui permettent depuis 2014 de détruire la France et les acquis sociaux...


            L’UPR fait depuis 10 ans des traductions gratuites « européen / français » !
            Exemple sur les Grandes Orientations de Politique économique, inscrites dans les documents de Bercy. Vous lisez les documents de Bercy ? Non, mais l’ UPR, oui.
            C’est ballot, hein ?

            Toutes les analyses de l’ UPR sont sourcées, elles s’appuient sur les documents officiels français, européens, américains, que tout le monde peut vérifier...

            Vous perdez votre temps, c’est trop tard, 14 millions de vues pour les conférences d’Asselineau sur YouTube, les Français qui connaissent l’ UPR ne vous croient plus ! Mes condoléances.


          • pipiou 28 décembre 2017 13:51

            @Fifi Brind_acier

            Les analyses bidons de l’UPR ne convainquent que 1% des Français, vous voulez un lien vers le résultat des présidentielles ou vous pouvez trouver toute seule ?

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