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Accueil du site > Tribune Libre > On a abattu un homme

On a abattu un homme

Était-il enragé ? Oui, il avait la rage.

 

Cette histoire m’a bouleversée, peut-être très fort parce que j’en ai vécu des petits bouts dans ma vie d’éleveuse ; j’ai bien dû vous les raconter.

Et ces petits bouts ont nourri et développé une colère qui sourdait depuis les années quatre-vingt, comme j’assistais au jour le jour à l’étouffement pur et simple de la belle profession de paysan, les paysans éleveurs – c’était ceux que je fréquentais le plus- et c’était ceux qui étaient le plus visés et atteints par les nouvelles normes européennes.

Je suppose que toutes ces années où la colère se mêlait au désarroi de constater l’obéissance, ont forgé mieux que les mots mon rejet de cette UE qui déjà nous assommait. Je ne comprenais pas bien pourquoi tous ceux-là ont voté pour Maastricht et dans leurs discussions avec moi ils me prenaient de haut avec la condescendance bienveillante que l’on peut avoir devant une inférieure qu’on aime bien quand même. Je n’étais pas éleveuse alors, puis devenue apicultrice, je me trouvais dans une branche hors contrôle. J’ai expliqué aussi tout ça.

Pour en revenir au destin tragique de cet homme précis, qui a disjoncté, je pense qu’il se trouvait bien seul, si seul qu’il n’a pu, avec quelques-uns, développer le côté politique de l’histoire dont il avait pourtant conscience, et se sentir assuré, non seulement par une mobilisation publique comme nous pouvons aujourd’hui le faire, mais par des compagnons de combat.

Je ne sais pas tout de l’histoire, j’ai lu ce que j’ai trouvé à partir de la lecture de l’article de matthius sur AvoxTV, mais je suppose qu’il était en burn out c’est-à-dire dans cette culpabilité de ne savoir plus assumer. Et plus avec cette énergie nécessaire au combat quand l’impuissance dû au harcèlement a gagné.

Cela fait beaucoup pour un homme seul, vous ne trouvez pas, de devoir être occupé à plein temps par ses bêtes auquel il faudrait ajouter au moins un mi-temps de paperasses et un non moins mi-temps de lutte.

De mon temps, dans ces années quatre-vingt, les plus hardis et les moins conscients politiquement, réservait à un membre du couple la tâche, qui n’était pas vécue comme une astreinte, de dénicher les subventions possibles dans leur situation. Cela a commencé comme ça : une belle énergie pour un temps passé à chercher les niches. Pas étonnant que peu à peu cette manne soit devenue une nasse. Elle eut ses adeptes. Je ne leur jette pas la pierre, c’est assez primitif – et nous le sommes tous dans une situation nouvelle- de croire qu’on s’intéresse à nous et qu’on nous donne, moyennant quelques efforts quand même. Il y a ceux qui plaçaient leur DJA, parce que cela rapportait plus de faire un emprunt à taux quasi zéro et gagner quelques décimales en intérêt. C’est dire si l’on est benêt dès qu’on s’intéresse à nous et s’il n’y a pas besoin d’être un imbécile pour croire au père noël.

Car ils ne pouvaient pas faire de leurs aides ce qu’ils voulaient ; il fallait acheter du matériel neuf et tout ce qu’il fallait pour être « aux normes ». Et ce mot, « norme », ne leur donnait pas de boutons.

Pour faire court, il a fallu une trentaine d’années pour modeler le cerveau paysan, le piéger complètement et lui laisser l’abandon de sa ferme, le chômage et l’errance, ou bien la mort comme seules issues.

J’ai vu l’étau arriver, ses mâchoires se refermer, et j’en ressens dans mes chairs toute la douleur, non seulement celle des humains qu’il broie, mais celle de la violence destructrice faite à la terre, à notre campagne modelée au cours des siècles par nos ancêtres, qui ont déboisé, par nos anciens qui à force de la connaître et l’aimer savaient ce qu’il lui fallait pour que l’on puisse vivre, les uns avec l’autre dans l’harmonie la plus juste possible.

C’est en marchant dans des chemins de traverse bordés de murs dont les énormes pierres n’avaient pas été posées là par un quelconque engin mais bien par l’ingéniosité d’ hommes qui n’avaient pas l’idée que tout ceci n’était pas rentable. Un siècle après, ou deux peut-être, j’étais là, recevant de plein fouet la beauté, la lenteur du labeur, et je pensais, qu’y passant chaque jour, rentrant le midi pour le repas, ou le soir, ils n’en percevaient peut-être plus l’exceptionnelle adéquation de l’homme à son paysage ; cela me mettait dans des états d’excitation philosophique aussi, et je cultivais cette attention comme pour faire vivre encore cette beauté ordinaire, en mémoire des silhouettes que j’avais vues debout, à côté de leur feu de broussaille, à la nuit tombée.

Aujourd’hui on abat un paysan en souffrance, pas comme on achève un animal blessé, comme on tire sur un terroriste. Pensez, un homme qui n’honore pas en temps et en heures toutes les chicanes des aberrations de petits bureaucrates qui n’ont aucune idée de l’humanité à laquelle s’adressent leurs monceaux de lois, de décrets, d’obligations, de devoirs. Et qui ont le pouvoir.

Ces petits bureaucrates qui, au passage, astreignaient les éleveurs de vaches Camargue, aux mêmes contraintes, bien sûr, mais aux mêmes exigences temporelles qu’ils le font avec les éleveurs de bêtes domestiques.

Ces petits fonctionnaires payés par ceux-là mêmes qu’ils contraignent de leur petit pouvoir sadique. Car il faut le savoir, le petit inspecteur, a tout pouvoir de vous nuire.

Ah oui ! Il touche une subvention, l’exploitant agricole, faudrait voir à ce qu’il s’en souvienne !

Et tout le monde de trouver ça normal ! Mais s’il touche une subvention, c’est qu’on lui impose le prix de vente, de son bétail, de ses cultures, la subvention ne se met pas dans un bas de laine pour les vieux jours.

Qui est coupable de ce monde fou ? Un peu nous tous, non ?

Je vous conseille vivement d’écouter la deuxième vidéo de l’article que j’ai cité plus haut, si vous ne l’avez déjà fait ; j’approuve en tous points ce qui y est dit, et même si la religion y prend une place que je n’ai pas comprise, elle n’ôte rien de l’exactitude de chaque mot.

 

 

Comment se fait-il qu’une multitude nourrie d’animaux torturés, de végétaux transformés soit à ce point indifférente à ce qui se joue au-delà du cadre de ses écrans ? Car si les paysans ont été appâtés, modelés puis piégés, que dire d’elle ? Elle qui mourra sans soins bien vite, bien trop tôt, de s’être si mal alimentée.

 

Réveillez-vous, réveillez-les, je vous en conjure.

 

Et ce combat peut prendre mille formes.

Boycotter l’industrie tortionnaire, la grande distribution qui exploite l’éleveur et arnaque le client, leurs plats tout préparés ou leurs emballages pour les prédécoupés, les chaînes de restauration qui débitent du bœuf à la chaîne ; ne plus manger de la viande tous les jours ni même chaque semaine… Et puis, et puis constituer des réseaux de soutiens, d’entraide, de paysans, de résidents, de clients, des gens de bon sens, pas seulement en associations, comme le fait Stéphanie Bignon, mais juste être attentif à l’autre, l’écouter, car pour pouvoir dire il faut savoir que l’on sera écouté. Comme toujours, comme pour tout, couper l'herbe sous les pieds du pouvoir.

Il nous faut être nombreux derrière pour que les paysans osent sortir de l’effroyable labyrinthe de leur carrière ; les bio qui vendent local et sont connus, devraient sortir du label qui leur coûte et ne voudra bientôt plus rien dire, quand la France aura adopté les normes européennes, puis mondiales ; qu’ils refusent leurs subventions pour rester libres et dans cette révolution-là il faudra être déterminés, nombreux et tenaces. Il n’y a pas d’autres solutions puisque les Français ont voté pour le durcissement de ces normes et contraintes, et que, dans cinq ans, il sera trop tard. Il y a des choses qui ne se rattrapent guère à l’aune d’une génération et je veux bien que dans trois millions d’années, si le soleil n’est pas mort, tout cela sera oublié.

En attendant nous vivons aujourd’hui, et cette violence partout nous pourrit l’existence, bienheureux ceux qui ne la ressentent pas. Il y a des tas de domaines où l’on ne peut rien, sauf s’ouvrir à l’intérieur, mais la paysannerie, c’est notre environnement, et ce qu’elle produit, c’est notre nourriture, nous avons là un champ ouvert, à notre vigilance, à notre solidarité et, pour les plus égoïstes, à notre santé.

Un homme est mort, comme une bête sauvage qui charge, parce qu’il n’en pouvait plus ; d’autres se suicident silencieusement.

Je vous laisse écouter la première vidéo de l’article, où il est question de « défaut de soins sur ses bêtes ». Si cela était avéré, je vous raconterai une histoire qui s’est passé près de chez moi, et qui a duré...vingt ans ! En attendant il est fort possible qu’un défaut de soins pour « ces gens-là  » soit la non obéissance à toutes les prophylaxies exigées, tous les vaccins qui, en dix ans se sont multipliés par x, au profit de qui vous savez. Je penche pour cette version.

Et puis ça me fait penser tiens, que nous aussi, avec nos onze vaccins obligatoires, nous sommes pris pour des vaches, et pas besoin de paysans soumis pour nous piquer, on fait ça tout seuls.

 

La santé et la liberté, c’est quand vous voulez.

 

 

La Confédération paysanne s’émeut, demande quelque moratoire sur les contrôles. Mais qui donc contrôle les contrôleurs ?

Il est temps d’agir… si vous saviez le nombre de soumis… qui rendent l’homme de bon sens délinquant.

 


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132 réactions à cet article    


  • cevennevive cevennevive 23 juin 2017 09:48

    Bonjour ma Belle,


    « Et puis ça me fait penser tiens, que nous aussi, avec nos onze vaccins obligatoires, nous sommes pris pour des vaches, et pas besoin de paysans soumis pour nous piquer, on fait ça tout seuls »...

    Il ne nous reste plus qu’à crier notre désarroi. Pauvres paysans, pauvres agriculteurs, pauvre monde rural !

    Pour le moment, alinea, j’ai une colère froide pour cette phrase que j’ai relevée dans ton texte. Je pense à mon « pitchoun » de 5 mois, qu’il faudra peut-être « empoisonner » par ces 11 vaccins obligatoires, parce sinon, il ne pourra pas être admis en crèche quand sa mère va retravailler.

    Et puis, toutes ces montagnes de bouffe que l’on rencontre dans les super marché me dégoûtent au plus haut point. Bouffe venant de tous les horizons, falsifiée, stérilisée, vraiment dégueu. Je n’y achète pratiquement rien, j’y conduis une personne âgée qui ne peut se déplacer.

    Ce pauvre Monsieur dont tu parles, méritait-il de mourir pour ces saloperies ?

    Que devient notre monde ?

    Bisous. Reste à l’ombre, ça va taper.


    • cevennevive cevennevive 23 juin 2017 09:50

      Tiens, j’oubliais : moi aussi je serai « enragée » et il faudra peut-être me piquer si cette obligation inique des 11 vaccins passe. Pourtant, je suis assez cool de nature...



      • alinea alinea 23 juin 2017 10:04


        Bonjour cevennevive

        Tu peux trouver un médecin qui fasse contre indication, et sans risque pour le bébé quand on voit les vaccins qu’ils leur donnent !
        On ne peut pas passer une journée sans apprendre une nouvelle d’évènement « symbolique », «  »exemplaire" du monde de fous dans lequel on vit !
        Oui, ça va taper !! j’espère qu’un orage finira par éclater, sans dégâts ( on peut rêver) parce qu’il fait sec, en plus de chaud !!
        Les Français n’ont pas cru bon de changer leur gouvernement, à croire qu’ils passent entre les gouttes !
        Tu seras au frais dans ta vieille maison, je te souhaite une bonne journée


      • gaijin gaijin 23 juin 2017 09:51

        salut alinéa
        oui j’ai vu ça
        mais quel grand silence de nos médias trop occupés sans de doute en période électorale a parler de choses plus sérieuses que la mort d’un paysan
        la machine a broyer l’humain est en marche élue dans l’allégresse de tous .........


        • alinea alinea 23 juin 2017 10:08

          salut gaijin,
          Les médias ne sont pas là pour dénoncer le système ; ce qu’ils laissent entendre dans cette histoire, c’est que l’homme « allait mal », qu’il soignait mal ses bêtes.. c’est à vomir.
          La violence et les mensonges sont le frog qui nous entoure ! il va se densifier et se polluer davantage.
          Brrrrr


        • gaijin gaijin 23 juin 2017 10:17

          @alinea
          ça m’évoquait cette vieille chanson :
          https://www.youtube.com/watch?v=R1q1WHqg9l4

          Qui a tué Jérôme Laronze ?
          Qui est responsable et pourquoi est-il mort ?

          C’n’est pas nous, disent les services vétérinaires
          Ne nous montrez pas du doigt !
          Bien sûr, on peut-être pu l’sauver
          Si on lui avait accordé un délais !"
          Mais on nous l’aurait reproché
          les normes c’est fait pour être respecté
          C’est bien dommage, mais c’est comme ça
          Y en a d’autres au-d’ssus de moi
          C’est pas moi qui l’ai fait tomber
          Vous n’pouvez pas m’accuser !

          Qui a tué Jérôme Laronze ?
          Qui est responsable et pourquoi est-il mort ?

          C’n’est pas nous, disent les consomateurs
          la viande est assez chère
          C’est bien dommage, mais entre nous
          Nous aimons un bon steck, c’est tout
          comment il est produit on n’en sait rien
          Mais vous savez, on n’y est pour rien
          C’est pas nous qui l’avons fait tomber
          Vous n’pouvez pas nous accuser !

          Qui a tué Jérôme Laronze ?
          Qui est responsable et pourquoi est-il mort ?

          C’n’est pas moi, dit le chef de l’état, à part
          Tirant sur un gros cigare
          C’est difficile à dire, à expliquer
          les normes c’est pour vous protéger
          Pour sa femme, ses enfants, c’est bien pire
          Mais s’il était malade, il aurait pu le dire
          C’est pas moi qui l’ai fait tomber
          Vous n’pouvez pas m’accuser !

          Qui a tué Jérôme Laronze ?
          Qui est responsable et pourquoi est-il mort ?

          C’n’est pas moi, dit le gendarme, lequel
          A tiré les coups mortel
          il nous a foncé de dessus
          bien sur j’aurais pu m’écarter
          mais je n’ai fait que mon métier
          J’ai tiré, bien sûr, ça c’est vrai
          Mais pour ce boulot on me paie
          Ne dites pas qu’j’l’ai tué, et après tout
          C’est le destin, Dieu l’a voulu.

          Qui a tué Jérôme Laronze ?
          Qui est responsable et pourquoi est-il mort ? ?
          Qui est responsable et pourquoi est-il mort ?


        • alinea alinea 23 juin 2017 10:25

          @gaijin
          Bravo... tant qu’il y aura des gars comme toi, le sourire sur nos lèvres reviendra


        • Hervé Hum Hervé Hum 23 juin 2017 22:05

          @gaijin

          beau texte et bonne adaptation.

          Cela dit, chercher un responsable dans un monde d’irresponsable, c’est comme chercher des frites au rayon légume, vous trouverez les patates, mais pas les frites.

          Car vous savez,Mesrine s’est aussi défendu de cette façon et il suivait la raison. Le petit voleur à la tire, le dealer dans sa cité, le terroriste qui se fait exploser, disent la même chose et ils suivent la raison.

          Car on s’en prend toujours aux conséquences, jamais aux causes. Or, même si tout le monde comprend qu’on ne soigne pas un mal par sa conséquence, en traitant les symptômes, comme les médias ne montre que cela et que la normalité est de ne pas suivre la raison mais uniquement sa passion... Vous pourrez continuer longtemps à vous indigner !


        • sarcastelle sarcastelle 23 juin 2017 10:11

          On n’abat pas encore ceux qui refusent leurs 11 vaccinations. Positivez. 


          • gaijin gaijin 23 juin 2017 10:18

            @sarcastelle
            « Positivez. »
            vous n’avez pas honte ?


          • alinea alinea 23 juin 2017 10:19

            @sarcastelle
            C’est une manière de voir ! votre « positivisme » me réjouit, dire qu’il me console serait exagéré, mais, un sourire, c’est déjà une consolation.


          • Alex Alex 23 juin 2017 10:56
            Alinea,
            Merci pour cet article qui me touche d’autant plus que « paysan » fut mon premier métier.
            Certes, je ne l’ai exercé que de 3 à 13 ans, à raison d’un mois et demi par an, mais auprès de vieux paysans du XIXe siècle, en conduisant les charrettes tirées par des vaches, en gardant celles-ci (ou les moutons) dans les prés, en sarclant et désherbant à la main, et en allant chercher l’eau potable au puit situé à 100 m de la ferme.
            J’y avais découvert un peuple déjà esclave (pas de week-end ni de congés payés) alors qu’il exerçait – et exerce toujours – le métier le plus vital  : sans nourriture, on crève. Aucun des enfants de ces paysans décédés depuis longtemps – sans avoir jamais pris de retraite – n’ont d’ailleurs poursuivi dans cette voie.
            Je me doute qu’avec les règlementations tatillonnes de l’UE, la désertification des campagnes qui rend la vie de plus en plus intenable, la situation ne s’est pas améliorée.
            Merci de les soutenir.

            • petit gibus 23 juin 2017 10:59
              Hou la ! ! !

              Dernières élections agricoles
              FNSEA plus de 53%

              Ca me fait penser à nos dernières élections
              et à tous ceux qui vont se lamenter 
              de leur situation dans quelques mois 

              C’est pas de ma faute,
              c’est celle des autres smiley


              • wesson wesson 23 juin 2017 15:43

                @petit gibus


                Un peu à l’unisson je suis effectivement très partagé sur le monde paysan. Certes on ne peut en faire une généralité, mais quand même c’est un univers assez sectaire, individualiste et refermé, et qui n’hésite pas à toutes les compromissions pour servir leur intérêt propre. 

                J’ai plein d’exemples autour de chez moi (je vis en milieu rural). De ceux qui vont en Andorre acheter des produits et des pesticides interdit. De ceux qui appellent des quantités énormes d’immigrés à venir travailler dans des conditions digne du siècle passé, et les sous-paient notoirement. De ceux qui tentent de s’approprier la terre des autres au prix de malversations et d’actions passibles des assises. De ceux qui trichent de manière éhonté sur la qualité de leur production, notamment dans ceux qui font du bio, etc etc. Je ne connais pas le cas particulier de cet agriculteur, mais vu de l’extérieur il me semble toujours malsain de refuser à priori tout contrôle - et c’est pratiquement tout le temps le signe d’une malversation sous-jacente.

                Quoi qu’il en soit, je considère que le monde agricole porte une grande responsabilité sur le malheur qui est aujourd’hui le sien. 

                J’invite à la lecture du Roman d’Emile Zola - La Terre qui montre que le problème du monde paysan n’est pas nouveau.



              • alinea alinea 23 juin 2017 15:56

                @wesson
                L’un n’empêche pas l’autre wesson ; je ne connais pas ici de malfaisants, mais des cons, oui.
                je pense qu’au niveau de l’écologie ils ont deux messes de retard et mon reproche le plus grand à leur égard, c’est de vendre leurs terres agricoles à bâtir, ainsi, en une vie, la leur, ils gagnent plus que dix générations.
                Le sens commun s’est perdu, il n’y a pas de doute, les paysans sont comme les autres, ils ont la télé, ils bouffent mal, et sont obèses en ce qui concerne la dernière génération.
                mais, d’une part, tous ne sont pas comme ça, d’autre part, le « Paysan » doit rester éternel, sinon, c’est la chimie et l’industrie qui gagneront tout, le moindre recoin de terre. Et nous comprendrons notre douleur à chaque carrefour de sentiers ; la laideur pour la beauté, la mort pour la vie !
                En ce qui concerne les produits interdits, il faudrait en savoir plus ; j’ai vécu moi-même en apiculture, un produit interdit ( pour de hautes raisons de concurrences de transnationales) et le produit remplaçant était une merde épouvantable ; donc, ils n’achètent pas forcément pire en Espagne.


              • petit gibus 23 juin 2017 16:29
                @alinea

                « le « Paysan » doit rester éternel, sinon, c’est la chimie et l’industrie qui gagneront tout, le moindre recoin de terre. Et nous comprendrons notre douleur à chaque carrefour de sentiers »

                Bien d’accord avec ta vision de la terre
                mais que penses tu de cette autre mentalité paysanne 
                lorsque une vieille retraitée de l’île de Ré
                a fait pleuré toute la France parce que son patrimoine foncier
                l’obligeait à payer l’ ISF ?

              • alinea alinea 23 juin 2017 17:13

                @petit gibus
                Tu sais très bien que le foncier est la proie de spéculation et de mode ! le paysan du Var n’était pas plus riche que celui de la Creuse, mais, à cause de la mode, son patrimoine a pris une valeur folle. Certains, tout contents, des héritiers, ont vendu ; d’autres auraient préféré que cela se perpétue comme avant, vers les enfants des enfants.
                Alors oui, je n’aurais pas aimé non plus que ma ferme m’oblige à payer l’ISF alors que mes revenus ne le permettaient pas !
                Faire pleurer toute la France... il doit y avoir un paquet d’hypocrites dans le lot !
                Je pense que la terre appartient à celui qui la travaille ( c’est dire si je suis démodée.) ; si les enfants ne veulent pas, d’autres viendront. La terre ne devrait pas se vendre et surtout surtout ne pas subir de spéculation. Elle est notre bien à tous, certains en prennent soin et la font fructifier, ils doivent pouvoir en vivre.
                Tout serait si simple ainsi.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 juin 2017 17:16

                @wesson & alinea,
                « UPR - Allons-nous laisser mourir l’agriculture française ? »

                Ce que vous décrivez est la conséquence de la PAC et de tous les articles des Traités qui s’appliquent depuis Maastricht. La PAC impose de produire toujours davantage, sans se soucier, ni de la qualité des aliments, ni de la santé des paysans et des consommateurs, ni de la qualité des sols.

                 "Article 39 du Traité de Fonctionnement de l’ UE : la politique agricole commune a pour but d’accroître la productivité de l’agriculture en développant le progrès technique, en assurant le développement rationnel de la production agricole ainsi qu’un emploi optimum des facteurs de production, notamment de la main-d’œuvre.« 


                A cela, vous ajoutez l’ouverture totale aux productions européennes et mondiales, qui n’ont ni le SMIC agricole, ni les mêmes normes environnementales.

                 »Dans le Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE), les articles 26 (alinéa 2), 28 (alinéa 1 et 3), 30, 34 et 119 (alinéa 2). Sans que l’écrasante majorité des Français n’en aient conscience le moins du monde, ces articles imposent une ouverture totale du marché agricole et, dans le même temps, interdisent de protéger les productions locales et nationales du dumping social, salarial, sanitaire et environnemental que subissent nos agriculteurs depuis les 22 ans et demi qu’est entré en vigueur le Traité de Maastricht. Les textes européens traquent tout ce qui peut s’apparenter de près ou de loin à des quotas, des taxes, des aides publiques, une dépréciation compétitive de la monnaie, ou l’interdiction d’importation d’un produit.« 


                En clair, il est interdit de protéger l’agriculture paysanne en France, il y a donc »concurrence déloyale". Exactement comme l’industrie française. Et cerise sur le gâteau, l’ UE a approuvé les sanctions contre la Russie, avec les résultats qu’on connaît : une surproduction et une baisse des prix.

                Les paysans disent merci à tous ceux qui protègent l’ UE comme une fleur de serre, et qui viennent pleurnicher ensuite sur les dégâts.



              • alinea alinea 23 juin 2017 18:12

                @Fifi Brind_acier
                Tout ça a commencé bien avant 92 ; mais Maastricht l’a entériné c’est sûr.
                le problème est mondial ; les résistants sont au sud ; il nous faut les suivre.


              • Alex Alex 23 juin 2017 19:05

                @wesson

                « Quoi qu’il en soit, je considère que le monde agricole porte une grande responsabilité sur le malheur qui est aujourd’hui le sien.  »
                Vous avez parfaitement raison : les paysans sont tous des koulaks, donc ils méritent le même sort que Staline avait réservé à leurs prédécesseurs ukrainiens... 


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 juin 2017 19:17

                @alinea
                La PAC date de 1957, elle a commencé à être appliquée en 1962.

                Mais l’ouverture des frontières à tous les vents, date de Maastricht - 1992 :
                liberté absolue de circulation des capitaux, des marchandises, des hommes et des services.
                « L’euro est dans le pré »


                Pas grave, les terres seront rachetées .. par la Chine, ou vendues aux pétroliers, puisque le gaz de schiste est à l’agenda européen ...

              • mmbbb 23 juin 2017 19:35

                @alinea oui mais cela s appelle le monde des bisounours La vous me faites marrer et tordre de rire Les paysans et leurs relations avec la a SAFER Grande hiitoire dramatique et comme au theatre des histoires a rebondissement Certain terrain devient constructible par le heureux des hasards et hop plus value Connivence des uns au detriment des autres Clans etc Par ailleurs des histoires a la con genre contestation du releve cadastrale ( par nature ils sont plus ou moins juste parce qu ’evidemment a l eopque le GPS n’exiatait pas et la numeration des terrain non plus ) guerre picrocholine pour une pierre delimitant une parcelle ( cela peut se jouer ) a 10 cm ) Histoire qui se transmet de generation en generation et a occupe les chaumières. 


              • mmbbb 23 juin 2017 22:12

                @petit gibus selon l INSEE les paysans agriculteurs ont un patrimoine en dessus de la moyenne


              • Doume65 26 juin 2017 00:27

                @wesson
                « ceux qui appellent des quantités énormes d’immigrés à venir travailler dans des conditions digne du siècle passé »
                Je ne leur donne certainement pas raison, mais, « grâce » à l’UE, ils sont en concurrence directe avec l’Espagne et l’Italie qui font ça depuis longtemps, et d’une manière pire encore.


              • Layly Victor Layly Victor 26 juin 2017 08:37

                @wesson
                Tous ceux qui ne sont pas des petits fonctionnaires mélenchoniens ou des militants mélenchoniens d’associations subventionnées ou des employés mélenchoniens de collectivités locales ou des figurants mélenchoniens de l’éducation nationale sont responsables de ce qui leur arrive.

                Dixit l’idéologue fanatique Wesson.
                C’est cette même réflexion qui a inspiré Staline dans sa juste lutte contre le monde agricole pourri.

                Certes, le monde agricole est loin d’être rose, et la cruauté qui le traverse est bien illustrée par Guy de Maupassant. Mais ce sont les paysans qui nous ont laissé ce monde si beau et harmonieux.
                J’ai eu des attaches profondes avec une famille de paysans pauvres, et j’ai vu ce qu’était le dur labeur, sans argent, sans vacances, sans sorties.

                De nos jours, les paysans vendent massivement leurs terres aux gangsters promoteurs de l’éolien. Dans quelques années, ce patrimoine vieux de dizaines de siècles sera complètement détruit. Pour la plus grande satisfaction de l’insoumis Mélenchon.

                Votre amie Alinéa, elle vit dans le rêve. Quand son horizon familier sera barré par une ligne d’éoliennes, et quand elle verra son idole insoumis applaudir des deux mains, elle verra ce que c’est que la réalité.

              • Layly Victor Layly Victor 26 juin 2017 08:46

                @Layly Victor

                En tant que spécialiste de la novlangue mélenchonienne,je fais un commentaire pour les non initiés.
                Quand vous dites que les paysans sont sectaires, ceci veut dire qu’ils ne sont pas favorables au multiculturalisme, à l’islamisme, à la charia, aux éoliennes, à toutes ces bonnes choses vantées par le prédicateur Jean-Luc.

                Il y a une autre acception triviale. Pour les adeptes de Mélenchon, comme pour toutes les sectes, ceux qui n’en font pas partie sont sectaires.

              • Ratatouille Ratatouille 23 juin 2017 12:09

                un bon article très détaillé paru il y à peu de temps : édifiant

                .

                Message de Jean Charles METAYER, paysan breton

                ETRE PRODUCTEUR INDEPENDANT DE VOLAILLES
                PLEIN AIR AUJOURD’HUI :
                « la tragédie comique d’une mort annoncée »

                http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/message-de-jean-charles-metayer-193888


                • oncle archibald 23 juin 2017 14:52

                  @Ratatouille

                  Merci, j’avais raté l’article lors de sa parution et c’est franchement dommage. Magnifique analyse. Une ferme ancestrale qui faisait du « veau sous la mère » dans le comminges depuis toujours vient de fermer. Les vaches vendues. Restent les médailles clouées sur la porte de l’étable. Deux cochons, quelques poules, quelques canards, quelques lapins, un peu de mais pour les nourrir, le reste des terras loues à un voisin, ils vont finir leur vie en autarcie. Je redoute que ce soit le sort de la plupart des agriculteurs qui ont essayé de « s’adapter » sans accepter de devenir des valets des « industriels ».

                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 juin 2017 17:29

                  @Ratatouille
                  Merci pour cet article qui démontre que les lois qui s’appliquent en France sont européennes et destinées à l’agriculture et à l’élevage industriel, ce qui ne correspond en rien à l’agriculture familiale des terroirs français .


                  Le bio est désormais un secteur porteur, il explose de 20% par an. Bruxelles prévoie de baisser les normes sur les pesticides, pour que la grande distribution puisse en profiter pour augmenter ses marges.
                  «  l’Europe veut autoriser les pesticides et réduire les contrôles qualité de la filière »

                • Ratatouille Ratatouille 23 juin 2017 12:19
                  Un paysan tué par les gendarmes : la pression des contrôles sanitaires en question

                  https://www.bastamag.net/Un-paysan-tue-par-les-gendarmes-la-pression-des-controles-sanitaires-en

                  Recherché par les gendarmes, l’homme s’était confié le 18 mai au Journal de Saône-et-Loire. Il évoque la « colère du juste » pour justifier son coup de sang lors du contrôle qui avait dégénéré. Dénonçant la « solitude » de l’agriculteur « face aux contrôleurs », le trentenaire avait pourtant affirmé n’avoir « absolument pas l’intention de (se) suicider ». Les gendarmes le localisent finalement le 20 mai, dans une voiture, garé dans un chemin étroit. « Alors que les gendarmes s’approchaient de lui, Jérôme Laronze a foncé sur eux, selon Karine Malara, procureure de la République de Mâcon. Se sentant menacés, les militaires ont ouvert le feu à plusieurs reprises. Il a été touché mortellement. »


                  • alinea alinea 23 juin 2017 13:26

                    @Ratatouille
                    On ne pardonne pas aux assassinats, c’est évident, mais il faut voir la morgue de ces petits connards qui vous toisent du haut de leur pouvoir bureaucratique et politique.
                    J’ai senti dans mes veines ce désir-là, c’est dire si je le comprends !
                    mais si cela ne pose aucune question à personne, qu’on se contente de dire « qu’ils pètent tous les plombs » ces pagus, alors, c’est à désespérer du genre humain.
                    parce que voir chez soi des incompétents, des ignorants, sans l’ombre d’une écoute ou d’une compréhension des choses, venir faire la leçon de l’obéissance à l’éleveur qui sait que ces obligations sont de la foutaise, ces inspecteurs de la réprime, oui, on a envie de les foutre dehors.


                  • Ratatouille Ratatouille 23 juin 2017 14:35

                    @alinea
                     quand on pousse des humains au suicide,la plus par du temps ils passent à l’acte et basta c’est normal tout va bien on continu,mais parfois la pulsion s’inverse et est retourné vers l’extérieur ,comme cet autre paysan qui à abattu 2 huissiers venu saisir sa ferme (celle là même de ces parents et grand parents,c’est beaucoup de travail) et pour finir ,s’engager à nouveau dans le cercle du suicide ,ou il se ratera en ce faisant explosé la moitié du visage.Il y a une solution c’est certain mais cette société préfère le malheur, les drames ,le sang ,la souffrance, la prison,les condamnations.Pas sur que tout cela ce termine bien.
                    la France championne de consommation de psychotrope légale.
                    8O millions de boîtes de tranquillisants consommées chaque année
                    + les auto médication au pinard ,canabix etc.

                    le nombre de suicides et les taux de suicide (nombre de suicide pour 100 000 habitants) sont en augmentation dans le monde.

                    Près 10 500 personnes meurent par suicide chaque année en France
                    si c’est gens avais retourné cette pulsion vers l’extérieur on aurai pu avoir + de 10500 meurtres
                    .
                    Environ 220 000 tentatives de suicide sont prises en charge par les urgences hospitalières chaque année en France.
                    si c’est gens avais retourné cette pulsion vers l’extérieur cela aurait donné + de 220 000 agressions ou autres méfaits .

                    surmoi ou pas surmoi ,mais pourquoi pas sur toi tel est la question suicidaire . smiley


                  • mmbbb 23 juin 2017 22:35

                    @alinea j ’ai discute avec une eleveur faisant du Limousin Label Rouge . Il m avait accosté et je le chambrais gentiment sur la qualité de sa viande Il m a expliqué qu il etait controle et a priori cela ce passait bien Idem j ai rencontre des fromagers en haute montagne l eau est désormais contrôlé ,. Refusent ils ces controles non  Dans le Beaujolais un viticuleur a ete comdamné parce qu il chaptalisait sans autorisation Je sais que certains viticulteur cachent du sucre . Vous voudriez donc qu il n y ait plus aucun contrôle Etonnant les agriculteurs devraient etre au dessus des lois ? Dans ce cas je ne comprends pas la fuite de cet agriculteur ses motifs  ? Sur France 5 dimanche le marche de l eau gazeuse La des controles il y en a meme des controles internes Je connais assez bien le monde agricole, je ne leur accorderai pas une confiance absolue ! Savez ce que veux dire mouiller le lait ? 


                  • alinea alinea 23 juin 2017 23:16

                    @mmbbb
                    Au début, les gens faisaient, bien, leur travail, c’était leur fierté. Il y a eu, toujours, des fainéants, des tricheurs, des arnaqueurs, en nombre modéré voire minime.
                    Les technocrates, les ingénieurs, les techniciens, leurs petites mains, ont appris les choses à l’école, mais jamais sur le terrain. Ils ont été payés pour réfléchir et ils ont inventé plein de trucs « pour que ce soit mieux ». ( un peu comme pour l’école)
                    Pendant ce temps là, les gens qui bossaient perpétuaient des savoirs, les adaptaient ; ce sont eux qui ont adapté des variétés dans leur potager, marier des races de vaches pour en adapter une à leurs besoins et à leur climat, leur herbe.
                    Ils ont l’habitude depuis la nuit des temps de faire cela, de rater, de réussir.
                    un jour, un cravaté est venu leur expliquer la vie, et comme ils avaient le respect de la ville, des savoirs, ils ont écouté.
                    Peu à peu les technocrates sont venus donner des leçons aux paysans, et puis, pour satisfaire les politiques, les quotas, les exportations, etc, ils ont imposé leurs vues.
                    Les paysans ont été achetés, ils ont obéi, ils meurent.
                    Certains d’entre eux savent ce qu’ils font, le font bien, savent que tout ce qu’on leur impose est idiot, inadapté, ça les énerve. C’est un manque de confiance, une volonté de les réduire à des bras qui ne réfléchissent pas et font ce qu’on leur dit.
                    Le premier moment passé d’aisance, tout relative, offerte, il y en a qui se rebellent.
                    Et ceux qui se rebellent sont, toujours, ceux qui travaillent le mieux, de la manière la plus adaptée à leur environnement.
                    Contrôler la santé des animaux, ce devrait être au paysan de le demander ; les paysans font des études maintenant, l’administration devrait être à leur service. Ce fut le cas pendant un moment.
                    Aujourd’hui, c’est une véritable oppression, suivie d’une véritable répression, ce qui induit de plus en plus de « délinquance », d’arnaque. C’est mathématique.
                    Il n’y a rien de plus révoltant que d’être pris pour un con,un incompétent, un malhonnête, et recevoir des ordres de la part de certains qui ne savent pas le dixième de ce que sait l’éleveur, ou l’agriculteur.
                    Si vous connaissez un peu le milieu, vous savez forcément l’aberration de certaines « normes » !


                  • Cadoudal Cadoudal 23 juin 2017 23:45

                    @alinea
                    Comme c’est touchant cette défense du bon sens paysan...

                    On pourrait y croire un instant si dans certains autres domaines votre idéologie ne vous menait pas à conchier les petites gens pour leur volonté de vivre en paix chez eux...


                  • alinea alinea 24 juin 2017 00:16

                    @Cadoudal
                    Je n’ai jamais conchié personne qui veut vivre en paix chez lui ; mais cela prend parfois certaines formes de violence qui ne me choquent pas, et qui sont complétement inopérantes, inefficaces parce que cette violence ne fait qu’aggraver le problème.
                    je m’exprime très peu là-dessus, parce que je ne le vis pas, et je respecte toutes les positions à ce sujet.
                    Me faire ce procès prouve à quel point vous êtes à cran, et être à cran, c’est tout sauf sain.


                  • Cadoudal Cadoudal 24 juin 2017 01:41

                    @alinea

                    Restons zen : http://www.fdesouche.com/865405-une-camera-cachee-pour-comprendre-le-harcelement-de-rue-paris

                    Ho Chi Minh était à cran quand il voyait les rues de Saïgon. Castro était à cran quand il voyait les rues de la Havane.

                    Moi je suis à cran quand je vois les rues de Paris ;

                    Certains sont malsains, d’autres non...

                    Il serait intéressant de savoir comment vous faites la distinction entre les sains et les malsains, vous vous basez uniquement sur des critères ethniques, ou y a t’il autre chose qui rentre en ligne de compte ?

                    Ça reste un mystère pour moi cette propension des gauchistes au racisme anti-blanc et cette volonté génocidaire.

                    Contrairement à des colonies de peuplement telles les États-Unis (Amérindiens) ou l’Australie (Aborigènes d’Australie), la population indigène diminue sensiblement entre 1830 et 1868 puis croît fortement durant la colonisation française de l’Algérie entre 1880 (environ 3 millions de musulmans, pour environ 500 000 non-musulmans) et 1960. https://fr.wikipedia.org/wiki/Front_de_lib%C3%A9ration_nationale_(Alg%C3%A9rie)


                  • alinea alinea 24 juin 2017 09:22

                    @Cadoudal
                    Quand quelqu’un est obsédé, au point de faire des procès d’intention, qui plus est sous un article qui parle de tout autre chose, je sais que c’est malsain ; c’est de votre santé qu’il s’agit.


                  • Cadoudal Cadoudal 24 juin 2017 14:26

                    @alinea
                    Aucun procès d’intention, une analyse des faits, et des positions politiques des uns et des autres...
                    Aucun problème pour ma santé, une occupation du terrain pour contrer la propagande et mettre les gens en face de leur responsabilité.

                    ali, Soudanais de 16 ans

                    "Pour passer maintenant c’est compliqué. Au port c’est difficile, avant le port c’est difficile aussi. On essaie depuis un parking, en essayant de trouver des portes ouvertes sur des camions.

                    Je reste encore une semaine, et après je pars en Suisse".

                    http://www.fdesouche.com/865553-generation-identitaire-occupe-le-futur-centre-daccueil-de-chanas


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