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Accueil du site > Tribune Libre > Pourquoi il ne faut pas craindre les robots

Pourquoi il ne faut pas craindre les robots

Un jour les robots nous remplaceront. C’est inéluctable. Pas en tant qu’humanité bien sûr, car ils n’auront jamais la « conscience ». Il ne faut pas fantasmer, faire semblant n’est pas être ; et c’est tant mieux, car eux seuls peut-être seront en capacité d’en finir avec le capitalisme.

L’économie capitaliste fait semblant de croire à l’existence de l’être rationnel pur, absolu, qui prend les décisions les plus optimales à la fois pour lui et pour les autres. Elle préconise à la fois la concurrence « libre et non faussée » et la transparence des échanges, l’optimisation des rapports entre les ressources et les besoins. Heureusement, cet être n’existe pas, et ne saurait exister, car alors il ne serait plus un Homme : il serait un robot.

En réalité, si on y réfélchit bien, on peut penser que le capitalisme géré par des robots (des algorithmes) le serait bien mieux que par des Hommes, car ils ne sont sujets ni aux passions ni aux oublis, ni à l’individualisme ni à l’appât du gain, ni à tout ce qui fait de nous des êtres faibles et corruptibles. Peut-être serait-il même beaucoup plus juste si les règles édictées en théorie étaient réellement respectées par ceux qui disent les appliquer…

Mais en fait si les robots, eux purement « rationnels », venaient à « diriger le monde », il ne fait aucun doute qu’ils en viendraient « naturellement » à la conclusion que le capitalisme est un mauvais système. Si on leur indiquait les objectifs à atteindre (de la nourriture pour tous, un toit pour tous, la paix, l’éducation, l’écologie, la santé…), ils se trouveraient rapidement contraints de remettre en cause soit le système qui ne fonctionne pas correctement, soit les Hommes eux-mêmes… La deuxième solution n’en étant pas vraiment une (à quoi servirait un système « parfait » si les Hommes qu’il est censé servir ne sont plus là pour en profiter ?), les robots feraient vite leur choix !

Ils auraient vite fait de comprendre d’où vient l’argent, par où il passe et où il va. Ils auraient vite fait de calculer que si on veut sauver l’Humanité il faut développer des énergies propres et infinies, de voir que les contraintes de rentabilité entrent en contradiction avec l’écologie, et également avec la démocratie. Ils découvriraient très vite que la corruption et l’évasion fiscale sont des aberrations qui conduisent à l’injustice et à la misère, à la guerre parfois.

En fait, s’il y a des gens qui doivent craindre les robots, ce sont au contraire ceux qui les promeuvent pour d’autres raisons aujourd’hui. Ils croient pouvoir obtenir des esclaves performants et intelligents en remplacement des hommes mais ils ne se rendent pas compte que les robots sont beaucoup moins dociles et malléables que les Hommes !

Il sera beaucoup plus difficile d’expliquer aux robots qu’aux Hommes en quête d’argent ou de pouvoir que la pollution est certes un problème mais que le pétrole fait gagner beaucoup d’argent au patron de telle multinationale, qui est lui-même un ami de tel gouvernant, et qu’il ne faudrait pas qu’on remplace trop vite cette énergie par une autre gratuite ou illimitée…

C’est comme pour la suppression de l’argent liquide : beaucoup des dirigeants qui la souhaitent ne semblent pas se rendre compte que leurs armes, leurs pots-de-vin et leurs prostituées sont payés avec cet argent liquide.

Les robots mettront le capitalisme par terre car il le rendront obsolète : si on remplaçait par des robots toutes les personnes dont le travail est « remplaçable » par les robots, il ne resterait sans doute pas beaucoup de monde au travail. Les marges que les employeurs se font sur leurs employés ne tenant qu’au fait de leur exploitation, elles disparaîtraient au fur et à mesure que le pouvoir d’achat de ses employés diminue, en concurrence avec des robots toujours moins chers et toujours plus performants. Un robot peut aller plus vite, plus fort ou plus loin, travailler 24h/24h sans crainte pour sa santé, mais il ne permet pas de payer le chômage de ceux qu’il a remplacé. A un moment ou à un autre, si on extrapole l’arrivée des robots à des postes de chauffeurs, de comptables, de livreurs, de caissières,etc… les robots produiront des biens ou des services sans avoir besoin de salaires : sans salaire pas de cotisations, et partant pas de retraite, pas de chômage, pas de sécu… comment régler le problème ?

Nous nous retrouverons inévitablement confrontés à l’établissement d’un nouveau mode de production dans lequel il faudra choisir entre faire travailler des robots pour nourrir des individus désoeuvrés, payés par des entrepreneurs qui n’auront plus personne à qui vendre leurs produits puisqu’ils n’auront plus de salaire pour les acheter. Ou supprimer tous les Hommes considérés comme indésirables, selon les directives du dictateur qui possédera les robots tueurs les plus puissants.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr


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67 réactions à cet article    


  • bibou1324 bibou1324 14 février 11:11

    Intéressez vous aux maladies dégénératives, à la conscience de soi, à la modélisation de réseaux neuronaux, aux derniers progrès de la médecine de cerveau.


    Vous apprendrez que la « conscience » n’est qu’une succession de signaux electrico-chimiques dans différentes zones de notre cerveau. Actuellement, la technique est insuffisante pour reproduire un cerveau dans le monde numérique. D’ici quelques dizaines d’années, ça sera possible. On parle d’IA avec des émotions, une conscience de soi, des croyances, complètement indifférenciable de celle d’un humain.

    Vu d’un autre angle, cela signifie que toute votre vie, tout ce que vous ressentez, toute votre âme et votre spiritualité, ne sont que les produits de petits signaux que la physique et la chimie ont expliqué depuis longtemps. Que vous n’avez pas plus de valeur ajoutée qu’un bio-robot.

    Les gens ont du mal à accepter le fait qu’ils ne sont rien qu’un amas cellulaire, généralement ça passe par le déni « mais moi j’ai une âme, un esprit » et autres élucubrations basées sur leur éducation issue de la religion. Généralement ils deviennent agressif, classique du déni. Les mentalités changeront avec le temps ...

    • Jao Aliber 14 février 12:27

      @bibou1324 Tiens pourquoi ne pas fabriquer des oranges et des pommes en plastiques pour nous nourrir ? Ils suffit de « copier » leur structure moléculaire eh hop ! on aura de vrais oranges et pommes « artificielles » en plastiques et très bon marché !

      Mais je doute fort que l’on punisse écouler ses produits.Car les oranges en plastiques peuvent-ils reproduire « artificiellement » la vitamine C ?

      La conscience est le produit d’un organisme vivant, on ne peut pas la reproduire avec des matières plastiques pas plus qu’on ne peut fabriquer de l’amidon avec des plantes en plastiques et en metaux (les plantes « robot » LOL).

      Les petites filles cherchent leur poupée, certains adultes sont à la recherche infantile de leur homme-robot, leur superhomme pour assouvir leur fantasme.


    • Christian Labrune Christian Labrune 14 février 14:52

      @bibou1324
      Je pense que l’auteur n’ignore pas ce que vous lui représentez. Il veut simplement éviter le débat totalement stérile que produisent systématiquement sur ce forum des gens qui n’ont pas la moindre idée de ce qu’est l’informatique et qui se pensent fondés, de ce fait, à exprimer l’idée d’une l’infinie et définitive supériorité de l’intelligence humaine sur toute autre. Or, c’est précisément là une stupidité énorme qui ferait bien voir plutôt à quel point l’intelligence humaine peut être ridiculement limitée.

      Je suis évidemment d’accord avec votre intervention, sauf sur un point. Vous écrivez :« On parle d’IA avec des émotions, une conscience de soi, des croyances, complètement indifférenciable de celle d’un humain ». On peut bien évidemment simuler tout cela, mais je ne pense pas que la « croyance » puisse avoir sa place dans une IA forte. La croyance, dans l’intelligence humaine, est le résultat d’une impuissance : on bute sur une difficulté qu’on ne peut pas résoudre ; on fait donc « comme si » elle était résolue, en faisant intervenir une solution totalement invérifiable à laquelle on va adhérer aveuglément. Confrontée à ces sortes de difficultés, une machine quantifiera le degré de probabilité d’une hypothèse mais ne fera jamais le grand saut vers la croyance. Une intelligence artificielle pensera, mais ne croira pas.

      Elle pourra éventuellement très bien simuler des « sentiments » ; c’est relativement facile, mais il n’y aura aucune nécessité qu’elle en ressente, cela ne lui servirait à rien. Dans l’hypothèse d’une IA forte, toute machine est connectée à toute autre dans un système global et il n’y a donc au fond qu’une seule IA. L’altérité, qui est si essentielle - et si problématique ! - pour des consciences habitant des corps biologiques séparés n’existe pas dans le cas de l’IA.

      Il ne faut donc pas se faire d’illusions : une IA forte n’aura plus grand chose à voir avec une intelligence humaine. Ne prenons pas nos limitations spécifiques pour des supériorités !


    • Jeff Parrot Jeff Parrot 14 février 14:53

      @bibou1324

      Vous devriez etre moins categorique.
      Je pense que c’est vous, bibou1234 qui etes dans le deni le plus complet.

      Mais bon soyons patients, on verra bien si dans 30 ans apparaissent des robots avec conscience de soi (et pas une immitation de la conscience de soi !).

      Ceci-dit l’auteur se trompe, les robots seront aux mains des investisseurs qui peuvent se les payer et aujourd’hui investir dans cette technologie, donc aux mains du grand capital


    • mmbbb 14 février 19:01

      @bibou1324 tout le monde est conscient de sa propre mort et de la vanite de ce monde Thematique reprise de l écclésiaste , l artiste regardant une un crane Quant au cerveau, son fonctionnement n est pas encore connu et cet organe restera encore incompris pendant tres longtemps


    • mmbbb 14 février 19:13

      @Christian Labrune Vous etes un gourou de IA . Certes mais il faut comparer ce qu il est Le mode de fonctionnement du cerveaux est physico chimique dont les interactions sont loin d être toutes connues , l ordinateur est purement physique .J ai lu beaucoup la presse scientifique Des doctes savants nous annoncaient la maîtrise de la fusion thermonucleaire dans les années 2020 2030 Bon pour l instant sa patine serieusement et c ’est toujours la fusion qui produit de la chaleur Les prédictions des scientifiques doivent être prise avec une certaine distance Voyez la guerre de tranchee sur le climat malgre la puissance de calcul des super ordinateurs, le resutat est que tout le monde doute sur la modelisation climatique . L IA dont nous promet tant de chose suivra peut etre une evolution en asymptote


    • LeDinoBleu LeDinoBleu 15 février 22:20

      Avant de proférer des affirmations aussi grandiloquentes que douteuses à propos de la « supériorité » des I.A. sur l’Homme, il vaut mieux examiner avec soin la faisabilité de celles-ci : je recommande de se pencher sur cet article pour commencer :
      https://www.quarante-deux.org/archives/klein/prefaces/Excession/

      C’est long mais c’est bon, très bon même. Et surtout, ça fait réfléchir...


    • Christian Labrune Christian Labrune 16 février 08:51

      C’est long mais c’est bon, très bon même. Et surtout, ça fait réfléchir...
      ...................................................................... ..........
      @LeDinoBleu
      Ca ne fait pas du tout réfléchir : ça renforce les préjugés des crétins qui n’entendent rien du tout à la question.


    • LeDinoBleu LeDinoBleu 16 février 18:38

      @Christian Labrune
      Ce qui explique pourquoi vous répondez à côté, comme d’habitude...

      À propos de crétin, vous trouvez intelligent de croire qu’une I.A. forte puisse émerger spontanément des actions séparées d’une multitude d’I.A. faibles éparpillées sur internet ? Sauf erreur de ma part, c’est bien ce que vous disiez dans le message dont vous avez cru que la réponse que je vous en ai faite était ma première intervention sur Agoravox alors que c’était en réalité la quatrième, mais passons. Parce que cette affirmation de votre part revient tout de même à dire que l’ordre puisse émerger spontanément du chaos, autrement dit une contradiction de la seconde loi de la thermodynamique.

      Celle-ci ayant été scientifiquement démontrée, au contraire de la vôtre, je me demande si vous ne devriez pas relire l’article en question, et notamment le passage présentant les espoirs de certains dans les I.A. comme comparable à une foi religieuse. Plus précisément le désir d’un être tout-puissant capable de prévenir tous les problèmes des hommes mieux que ceux-ci pourraient le faire eux-mêmes, c’est-à-dire un refus de faire face aux responsabilités qui nous échoient, soit une peur pure et simple de la liberté. Méditez donc la métaphore du Jardin d’Éden...

      Mais rassurez-vous, l’auteur de l’article lié plus haut est un homme dont l’intelligence et la culture provoquent souvent les effets dont vous souffrez. Ça passera d’autant plus vite que vous remettrez en question votre propre « foi » : ça ne dépend que de vous, c’est une simple une question de liberté personnelle donc.


    • Christian Labrune Christian Labrune 17 février 14:13

      Parce que cette affirmation de votre part revient tout de même à dire que l’ordre puisse émerger spontanément du chaos, autrement dit une contradiction de la seconde loi de la thermodynamique.
      ...................................................................... .....
      @LeDinoBleu
      Voilà qui mériterait d’être encadré, comme modèle d’utilisation incantatoire d’un principe de la physique dont tout le monde a entendu parler, mais que peu de gens comprennent. La prochaine fois, je vous conseille d’invoquer la physique quantique ou la théorie des branes, ce sera encore mieux.

       


    • LeDinoBleu LeDinoBleu 18 février 22:40

      @Christian Labrune
      On peut aussi parler de physique quantique et de la théorie des cordes si vous voulez.

      Mais je constate surtout que, de votre côté, vous ne répondez toujours pas et au lieu de ça utilisez une (autre) attaque ad hominem pour dissimuler votre incapacité à mener une discussion courtoise.

      En fait, à mon soi-disant modèle d’utilisation incantatoire, vous opposez une technique de manipulation vieille comme le monde destinée à ridiculiser l’adversaire, ce que Schopenhauer appelait l’Ultime stratagème dans son Art d’avoir toujours raison : je ne pensais pas que vous tomberiez si bas aussi vite mais après votre roulage de mécaniques dans une autre de vos « réponses » ça n’a rien d’étonnant.


    • pemile pemile 18 février 23:06

      @Christian Labrune "Il veut simplement éviter le débat totalement stérile que produisent systématiquement sur ce forum des gens qui n’ont pas la moindre idée de ce qu’est l’informatique et qui se pensent fondés, de ce fait, à exprimer l’idée d’une l’infinie et définitive supériorité de l’intelligence humaine sur toute autre« 

      Que vous n’ayez  »pas la moindre idée de ce qu’est l’informatique«  utilisée dans ce que l’on nomme »IA’« ce n’est plus à démontrer après avoir lu vos discours depuis plusieurs mois !

      Et il ne s’agit pas d’exprimer »d’infinie et définitive supériorité de l’intelligence humaine" il s’agit plutôt de ne pas se laisser impressionner par un bel automate dans une vitrine de noel !


    • pemile pemile 18 février 23:08

      @mmbbb « @Christian Labrune Vous etes un gourou de IA »

      Plutôt un groupie smiley


    • McGurk McGurk 14 février 12:15

      @Caleb Irri

      Votre argumentation est intéressante mais vous oubliez l’essentiel.

      L’automatisation des systèmes détruit bien plus d’emplois qu’elle n’en crée. Elle appauvrit simultanément les travailleurs et également l’Etat - qui se retrouve avec encore plus de personnes en difficulté sur les bras, à devoir payer des aides à droite à gauche.

      Rien que dans les supermarchés, la moitié des caissières a disparu - remplacées par ces machines débiles et qui bugent très souvent -, tout comme les répondeurs sur lesquels on tombe presque toujours lorsqu’on appelle un service.

      Et tout ça pour quoi ? Racler les fonds de tiroirs pour glaner plus de pognon car, nous dit-on, « il faut être de plus en plus concurrentiel », de « plus en plus productif ». Ce n’est d’ailleurs pas près de s’arrêter, des chercheurs en robotique ont révélé dernièrement que si on appliquait maintenant les nouvelles technologies la moitié de la planète irait directement pointer au chômage.

      Il ne faut pas oublier non plus que la socialisation, même si c’est au travers d’actes anodins de la vie, est très importante et que le contact avec l’Humain est fondamental. Moi honnêtement, je préfère attendre d’être servi par une vraie personne que par une espèce de borne à la con. J’ai moins l’impression d’être isolé sur ma petite planète personnelle et au moins une personne est moins conne qu’un circuit électronique (à voir selon les cas).

      Or, le modèle actuel pousse justement à toujours plus d’isolement, toujours plus de « à distance », d’automatisation, de « chacun pour soi et les autres on s’en fout ». Après, il ne faudra pas s’étonner d’avoir une société aussi indifférente à ce qui se passe, des personnes désillusionnées et de plus en plus laissées sur le banc de touche (vieux, jeunes, « inexpérimentés », chômeurs, SDF, etc.).

      En bref, au travers de la technologie et du « progrès », on s’acharne à couper définitivement les derniers liens humains et s’apprête à créer le chaos social à grande échelle. Je trouve cette vision de l’avenir particulièrement funeste et on risque de tous en payer un jour le prix.


      • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 14 février 12:41

        @McGurk

        Vrai

        Et si l’on y pense un peu : la caisse en libre service vous fait faire une partie du boulot de la caissière qui consiste à scanner un article.

        Il existe donc à mon avis beaucoup de professions aux gestes qui ne sont pas rentables à robotiser. Imaginez le prix du robot qui s’en irai chercher le code-barre autour des emballages.


      • sleeping-zombie 14 février 13:21

        @McGurk
        C’est pour ça que tu t’éclaires à la bougie : la conversation occasionnelle avec le vendeur de bougie.
        Et que tu te chauffes au bois : les liens tissés avec les autres bucherons.

        Caleb n’oublie rien, et (comme d’habitude) je suis d’accord avec 90% de ce qu’il écrit.

        Ici, je résume par : on se dirige une économie qui crée tout en quantité quasi-illimité sans aucun travail, mais on garde une organisation sociale construite sur la mentalité « çui ki bosse pô y doi crevé ».
        L’écart qui se creuse entre notre réalité économique et nos dogmes sociaux ne peut conduire qu’a un déchirement, ou à un changement profond.


      • Caleb Irri 14 février 13:42

        @McGurk

        Si vous regardez les choses d’un point de vue capitaliste, évidemment les robots sont un danger pour les emplois. Mais le but de la vie des Hommes est-il de la perdre à la gagner ?

        Les robots sont susceptibles, à terme, de nous permettre de supprimer les travaux pénibles, idiots ou dangereux, et nous devrions nous en passer pour continuer à recevoir notre salaire ? supprimons les tracteurs et retournons faire le travail à la main, nous créerons à nouveau des emplois !

        C’est d’ailleurs pour cette raison que le salaire à vie de Bernard Friot deviendra bientôt une alternative inévitable dans nos sociétés. Une fois le travail déconnecté de l’emploi, le robot ne sera plus une menace mais une une chance de parvenir à une meilleure productivité, le tout sans exploitation des Humains.

        Nous aurons alors plus de loisirs pour créer du « vrai » lien, et moins d’esclaves épuisés à la tâche qui se passeraient bien du lien « bonjour, avez-vous la carte de fidélité ? merci et à bientôt » pour le remplacer par quelque chose de moins... robotisé !


      • McGurk McGurk 14 février 15:30

        @Caleb Irri

        Vous prenez le problème à l’envers. La révolution agraire était bien nécessaire alors que la robotisation à tout va ne l’est pas.

        Le pénible fait partie de la vie et le fait de se débarrasser des contraintes va nous mener sur le même chemin que les romains, une société n’assurant même plus les services de base car « trop pénibles ». Encore avoir un outillage plus perfectionné pour faire plus facilement des travaux pourquoi pas, un automate faisant tout le boulot, non.

        Nous n’avons absolument pas besoin de produire plus mais de produire mieux et plus sainement. Tout ce qu’on ne fait pas quoi.

        Je suis contre le salaire à vie parce que c’est stupide. On ne peut pas subventionner des personnes qui ne font rien et il est impossible de déconnecter la notion de travail et d’emploi. D’autre part, si on veut aller sur ce terrain, il est impératif de passer à un capitalisme raisonnable et raisonné, un marché de l’emploi plus sain et contrôlé pour éviter les dérives (et il y en a, vous pouvez le croire).

        C’est justement sur le « vivre mieux » que nous devrions surtout nous concentrer, pas dans un monde imaginaire où on nous paye à vie et bourré de robots qui feront la moitié de nos tâches à notre place.

        Je vous signale que « le point de vue capitaliste » est dominant et la situation n’est pas près de changer. Les entreprises, qui tireront jusqu’au bout sur la corde avant de réinventer un système tout aussi pourri, ne voient que par le profit et la compétition.

        Il est parfaitement possible de revenir à un système économique normal et raisonnable. Néanmoins, personne n’a l’intention de faire quoi que ce soit parce qu’il y a trop à perdre - surtout pour les personnes influentes et riches.


      • McGurk McGurk 14 février 15:34

        @La Voix De Ton Maître

        * « Il existe donc à mon avis beaucoup de professions aux gestes qui ne sont pas rentables à robotiser. »

        Oui, mais dans une logique rentabiliste jusqu’au bout, on va rogner jusqu’au moindre employé parce qu’il est vu comme « une charge fixe ».

        Ils ont fait un truc pas mal à côté de chez moi. En premier, comme à peu près partout, ils ont mis des bornes pour l’essence mais en plus le magasin proposant des articles a été remplacé par un distributeur grandeur nature.

        Plus aucun contact humain, seulement des automates froids. Vive le progrès.


      • McGurk McGurk 14 février 15:39

        @sleeping-zombie

        Mais ça sert à quoi de produire pour produire ? La moitié de la planète est trop grosse lorsque l’autre est trop maigre et on continue tout de même à balancer de la bouffe. C’est très con.

        Ne peut-on pas se concentrer sur le « produire mieux », « vivre mieux » ? Pourquoi doit-on se conformer à l’industrie qui est entre les mains de quelques centaines de personnes sur la planète ? A quoi rime le profit lorsqu’on a des comptes blindés de thunes ?

        Et vous préférez quoi, ne trouver que des machines sur votre passage et une société froide et totalement individualiste ou des gens bien vivants qui font marcher la boutique ?


      • foufouille foufouille 14 février 16:21

        @McGurk
        "Je suis contre le salaire à vie parce que c’est stupide. On ne peut pas subventionner des personnes qui ne font rien et il est impossible de déconnecter la notion de travail et d’emploi."
        c’est ça ou ton euthanasie car inutile.


      • sls0 sls0 14 février 16:49

        @Caleb Irri
        C’est le capital qui dirigera les robots, j’ai dans l’idée que dans le futur pas mal de personnes sauteront des repas. Des bouches inutiles ça ne manquera pas.


      • sleeping-zombie 14 février 17:59

        @McGurk
        Et vous préférez quoi, ne trouver que des machines sur votre passage et une société froide et totalement individualiste ou des gens bien vivants qui font marcher la boutique ?

        Caleb répond mieux que moi juste un peu plus haut (15.30), mon idéal, c’est un monde où les boutiques fonctionnent toutes seules, où la part « économie contrainte » est réduite à son minimum, et où les gens sociabilisent pendant leur loisirs. Je préfère bosser 1h par semaine en mode « déshumanisé » et avoir le reste de mon temps libre, que passer 35h à faire ce que pourrait faire un robot, mais en papotant avec mes collègues.

        Le travail n’est pas une fin en soi.


      • V_Parlier V_Parlier 14 février 20:06

        @Caleb Irri
        « Nous aurons alors plus de loisirs pour créer du « vrai » lien »
        -> Comme tâtonner son smartphone ou zoner dans les rues... C’est déjà le cas avec le régime de travail existant pour certains. En réalité je crois bien qu’une personne sur 10 saurait judicieusement tirer profit de cette situation idyllique de plein temps libre. Les autres deviendraient des désoeuvrés en décrépitude totale.


      • Caleb Irri 14 février 22:36

        @McGurk

        je vous suis tout à fait sur les bienfaits de la pénibilité, à vrai dire je connais bien le problème. Mais en même temps qu’il y a quelque chose de noble et de beau à faire une tâche pénible (en plus d’entretenir son corps) il y a quelque chose de stupide et de vain (en plus de finir par bousiller son corps). la différence d’espérance de vie en bonne santé entre un cadre et un ouvrier est je crois de 8 ans en moyenne en France. Et puis le sport est là pour compenser. 

        Je n’envisage pas le salaire à vie ni les robots dans le cadre d’une société de fainéants assis devant leur ordi mais plutôt de celle d’une société tournée vers le « vivre mieux ». Nombreux sont ceux qui seraient ravis non pas d’être payés à ne rien faire mais par exemple de passer à un mi-temps (en conservant son niveau de vie intact) pour pouvoir dégager du temps à faire « autre chose » (écrire des articles, voir sa famille, voyager, faire la sieste...) Aujourd’hui ceux qui travaillent travaillent trop alors que les autres aimeraient bien travailler, même un petit peu ! De plus les robots peuvent ne venir qu’en « soutien » des activités qui sont nécessaires mais non remplies par la société. Celui qui veut continuer à bêcher son champ à la main peut continuer de le faire...

      • Caleb Irri 14 février 22:44

        @sls0

        Sauf que les robots ne sont mûs ni par le profit ni par le pouvoir. Et insensibles à la corruption ou au « kompromat » ! A moins que les ordres donnés ne soient d’exterminer les trois quarts de la population, les robots devraient empêcher les déviances qui nuisent à leurs objectifs

      • McGurk McGurk 15 février 11:25

        @sleeping-zombie

        * « Le travail n’est pas une fin en soi. »

        Oui mais sans travail, on s’ennuie vite. On se dit d’abord « ah tiens, je vais faire ce que j’ai jamais eu le temps de faire » mais au final l’ennui arrive bien vite et laisse la place au vide et au sentiment d’inutilité. Je peux vous le certifier, je chôme depuis un bon moment.


      • McGurk McGurk 15 février 11:28

        @foufouille

        Vous sortez totalement du sujet et déformez le sens de mes propos.

        Si vous préférez glander chez vous à attendre le RSA (moi j’y suis obligé à cause d’un marché du travail à la con), libre à vous. Mais n’espérez sûrement pas que l’Etat vous verse un véritable salaire en glandant, c’est tout bonnement impossible et grotesque.

        Et puis que feriez-vous de vos journées, parce qu’un jour déjà c’est long. Alors des mois/années sans activité...


      • McGurk McGurk 15 février 11:50

        @Caleb Irri

        On est censés évoluer technologiquement pour nous faciliter la vie, pas supprimer tous ses aspects gênants - sinon on aura bientôt un robot pour comprimer nos poumons et un autre pour nous aider à pousser sur le trône^^

        Les travaux manuels devront toujours exister parce que c’est dans l’ordre des choses et de toute manière une machine c’est con et pas du tout fiable. Nous aurons donc toujours besoin de personnes pour « faire la basse besogne ».

        Le tout, c’est de trouver le moyen de le faire plus facilement et il n’y a rien de stupide ou déshonorant à faire son métier. Peut-être faudrait-il, dans cette optique, trouver un moyen de les revaloriser pour en diminuer la pénibilité et redorer leur image.

        Regardez la situation aux USA : les Américains préfèrent engager des immigrants que de mettre les mains dans le cambouis. Vous savez, ceux qu’ils veulent chasser grâce à ce président grassouillet, misogyne, débile et vulgaire.

        Mais si ces personnes n’étaient plus là...le pays serait totalement paralysé parce que les Américains sont probablement quasiment tous incapables de le faire. Une bande de feignasses geignardes dont la société s’écroulerait si ils n’avaient pas d’esclaves.

        Alors ouais avec une IA très évoluée on pourrait éventuellement faire la moitié des tâches, mais le coût serait sûrement supérieur en termes d’investissement et d’entretien avec les machines. Sans parler de la misère que ça engendrerait, de la famine et des morts.

        * « Aujourd’hui ceux qui travaillent travaillent trop alors que les autres aimeraient bien travailler, même un petit peu ! »

        Oui j’en connais un paquet sur ce sujet, étant au chômdu depuis plusieurs années sans espoir de trouver un emploi. Mais ça, c’est surtout dû à l’attitude des employeurs qui ont les mains libres pour faire n’importe quoi - bien qu’ils chouinent pour détruire le code du travail - et la non-répartition des tâches de manière raisonnable.

        Lorsque je vois ce qu’il faut faire/être aujourd’hui rien que pour faire un poste de base, je me marre bien - et je pleure parce que les entreprises veulent « des personnes expérimentées » alors que je peine déjà à m’insérer. Alors lorsqu’on regarde les offres à bac +3/+5, il faut être Rambo avec 40 ans de pratique pour un poste de débutant et un salaire minable.

        Je pense donc qu’on se trompe, à ce sujet, de débat car cela rejoint, en définitive, nos propos sur le « vivre mieux »


      • sleeping-zombie 15 février 12:40

        @McGurk
        Oui mais sans travail, on s’ennuie vite. On se dit d’abord « ah tiens, je vais faire ce que j’ai jamais eu le temps de faire » mais au final l’ennui arrive bien vite et laisse la place au vide et au sentiment d’inutilité. Je peux vous le certifier, je chôme depuis un bon moment.

        Je suis d’accord, ayant aussi vécu ça, et en même temps pas d’accord.
        Il y a une grande part d’arbitraire culturel dans notre ressenti et notre vécu.
        Par exemple, il y a une grande différence entre être athée aux USA et être athée en France.
        De même, « être chômeur » dans une société qui passe son temps à « lutter contre le chômage », ne devrait pas être vécu de la même façon dans une société qui accepte cette condition.

        Parce que, si on regarde d’un peu plus loin, sans le vocabulaire et tous les préjugés (mélioratifs ou péjoratifs) qui les accompagnent, qui produit réellement en France, en ce début de 21eme siècle ?
        -pas les enfants
        -pas les retraités/vieux
        -pas les malades
        -pas les rentiers/actionnaires
        -pas les mendiants (bénéficiaires de charités)
        -pas les inactifs sociaux (bénéficiaires de solidarité)

        Déjà, il y a moins de monde.
        Ensuite, parmi ceux qui restent, on peut quand même remarquer que certaines professions pourraient disparaître sans problème (comprendre, sans provoquer de pénurie) :
        -les publicitaires
        -les types qui bossent dans des centrales d’appels
        -les « gardiens de barrières » (si tu vis dans une grande ville qui a son quota d’emploi-jeunes, tu dois voir de quoi je parle)

        Ensuite, parmi ceux qui restent, ils y a ceux qui font un métier « productif », mais dans un cadre complètement inutiles
        -les militaires : l’armée d’un pays ne se justifie que par l’existence de l’armée du pays voisin.
        -probablement plein d’autres si on regarde les choses d’un peu plus haut.
        Exemple : personnellement, mon boulot consiste à faire des logiciels pour une mutuelle santé. En 2018, presque tout le monde est d’accord pour dire que tout le monde devrait avoir une mutuelle. Or, l’existence même des mutuelles repose sur le fait que tout le monde ne peux pas être remboursé à 100%. Conclusion, la notion même de « mutuelle santé » est obsolète, et devrait logiquement disparaitre, il suffirait que la sécu rembourse à 100%, c’est économiquement possible en 2018 quand ça ne l’était pas en 1945.

        Finalement, qui produit « réellement » en France ? Au pifomètre, je dirai 1 personne sur 5.
        Il serait peut-être temps de l’acter officiellement et cesser de fustiger les chômeurs et mettre en place une société (et idéologie) de loisirs. Le travail, y en a pas beaucoup, faut le laisser à ceux qu’aiment ça.


      • foufouille foufouille 15 février 14:16

        @McGurk
        on est dans le sujet cr si tout est mécaniser tu n’auras plus de travail et sera plus inutile qu’actuellement. si le ramassage des sarments existe toujours, tu peut le faire.
        60% des vendanges sont mécanisés.
        je suis en invalidité depuis des années mais je ne me suis jamais emmerdé.


      • McGurk McGurk 15 février 19:10

        @sleeping-zombie

        Moi je voterais plutôt sur une meilleure répartition du boulot et une redéfinition des règles smiley .
        Il a tellement d’exclusions pour des causes tellement connes que je ne comprends plus trop pourquoi.


      • McGurk McGurk 15 février 19:17

        @foufouille

        Bah désolé, je n’ai jamais parlé de « supprimer les improductifs ».

        On peut être utile et de bien des manières et ceux ne pouvant pas travailler (handicapés, malades) ou personnes âgées ne sont pas exclus pour autant. On ne peut pas loger tout le monde à la même enseigne et le mot « travail » ne signifie pas forcément « bosser dans un bureau dans un salaire ».

        Souvent, on dit que « les vieux sont inutiles » mais en réalité ils consomment, bossent souvent en bénévoles, éduquent les nouvelles générations, etc.


      • foufouille foufouille 15 février 19:44

        @McGurk
        mais tu n’as pas ce choix. tous les boulots manuels ou presque vont disparaître.
        la machine à vendanger est deux fois moins cher minimum que des vendangeurs.
        tu as des options pour tailler, ramasser les sarments, etc.
        donc soit tout le monde devient « ingénieur » ce qui est possible juste dans star trek, inutile chez nous et souvent délocalisable, soit tu es euthanasié car non rentable, soit tu as un RU et te trouves une occupation non rentable.
        comme tu es jeune et en bonne santé, tu peut toujours apprendre une ou deux langues étrangères et voyager. des tas de pays ne seront pas robotiser avant longtemps.
         


      • LeDinoBleu LeDinoBleu 15 février 22:49

        @foufouille
        « mais tu n’as pas ce choix. tous les boulots manuels ou presque vont disparaître. »

        C’est très discutable.

        Si une des raisons derrière le chômage de masse actuel est en effet la robotisation/informatisation de nombre des métiers, elle touche avant tout les niveaux de formation moyens, c’est-à-dire Bac +2/+3. Un exemple : une secrétaire avec un ordinateur peut abattre la besogne de 5 à 10 autres secrétaires. La raison est simple : la plupart de ces métiers se composent de tâches répétitives pour lesquelles une machine est plus efficace. On connaît ce problème depuis la révolution industrielle au moins, la suivante, la révolution informatique, n’étant au fond qu’une modernisation de la précédente par l’intermédiaire du microprocesseur...

        Les formations supérieures ne connaissent pas ce problème mais ce n’est pas le sujet ni de votre remarque ni de ma réponse à celle-ci.

        Les métiers manuels, ceux correspondant à un BEP ou un CAP, ou même un Bac Pro ne sont pas impactés, ou infiniment moins, que ceux dépendant d’une formation à Bac+2/+3. Non parce qu’ils sont plus complexes – encore que – mais parce qu’ils sont exécutés dans des environnements uniques. Un électricien, un plombier, etc. travaille dans un milieu différent à chaque fois, et s’il est théoriquement possible de fabriquer un robot pour chacune de ces tâches, il est techniquement impossible, je veux dire par là non viable financièrement, de l’adapter à un nouveau contexte d’exécution de cette tâche sans un trop important travail de conception en amont. Formulé autrement, ce serait un robot à usage unique, ce qui va à l’encontre de la définition même d’une machine qui doit pouvoir travailler sur un temps donné à une même tâche.

        Bref, au contraire de ce qu’on me disait quand j’étais à l’école, quand on me brandissait la menace de finir en LP si je travaillais mal et d’avoir la honte de devenir maçon ou quoi que ce soit d’autre d’aussi infamant selon les critères de l’Éducation Nationale, les travaux manuels sont encore ceux que le chômage menacent le moins, et pour longtemps.


      • foufouille foufouille 16 février 15:19

        @LeDinoBleu
        et l’mprimante 3D qui imprime des maisons est imaginaire ?


      • LeDinoBleu LeDinoBleu 16 février 18:49

        @foufouille
        Je n’ai pas dit que les métiers manuels étaient définitivement à l’abri du chômage, juste qu’ils en sont bien plus à l’abri que ceux demandant des formations à Bac+2/+3. En d’autres termes, le chômage ne dépend pas uniquement du niveau de formation mais plutôt du type de formation. Relisez-moi.

        Accessoirement, le secteur du bâtiment ne comprend pas que des maisons individuelles. Les immeubles résidentiels, les logements sociaux, les usines, les entrepôts, etc. restent pour le moment hors de portée des imprimantes 3D. Et si je ne doute pas qu’ils pourront un jour être imprimés à leur retour, ça reste tout de même un futur difficile à situer : des décennies ? des générations ? plus tard ?

        On verra bien. En attendant, le consommateur reste attaché aux produits traditionnels et c’est bien lui qui dicte les orientations du marché, celui du BTP en étant un comme un autre...

        Et puis surtout, les métiers que je cite ne sont pas tous liés à la construction immobilière aussi  smiley


      • foufouille foufouille 17 février 14:26

        @LeDinoBleu
        non ça n’imprime pas que des pavillons. la robotique évolue très vite dans certains pays.


      • LeDinoBleu LeDinoBleu 18 février 22:43

        @foufouille
        C’est vrai, en médecine des grands brulés, on prévoit aussi d’utiliser l’impression 3D pour fabriquer de la peau à greffer.

        Mais ça n’a plus rien à voir avec l’artisanat...


      • Jao Aliber 14 février 13:29

        « Nous nous retrouverons inévitablement confrontés à l’établissement d’un nouveau mode de production dans lequel il faudra choisir entre faire travailler des robots pour nourrir des individus désoeuvrés, payés par des entrepreneurs qui n’auront plus personne à qui vendre leurs produits puisqu’ils n’auront plus de salaire pour les acheter. »

        Ce mode de production n’est pas nouveau, c’est un peu la position de Benoît Hamon.Chez lui, c’est le revenu universel.Chez vous le salaire universel ?

        En tout cas vous résumez la chose à un problème de distribution, de revenu qui est certes réel mais ne constitue pas la cause véritable.

        La solution revient à definir un autre mode de production dans lequel, la contradiction entre les machines et les hommes cesse.

        Mais dans votre « nouveau » mode de production, cette contradiction n’est pas supprimer et revient à lutter contre les effets d’une maladie et non contre sa cause.

        La solution est, en gros, la suppression du salaire.Qu’est ce que le salaire ? C’est le revenu d’une spécialité. Exemple : salaire d’un ouvrier, d’un ingénieur, etc.

        Supprimer le salaire revient à supprimer la spécialité lié à un individu.Cette suppression de la spécialité permet ainsi à l’individu de se former et travailler intégralement dans toutes les branches.

        Avec la suppression du salaire, l’ouvrier et l’ingénieur auront le même revenu pour le même temps de travail, le privilège du diplôme disparaît. Mais, en même temps, l’ouvrier ne sera plus ouvrier puisqu’il sera obligé de se former intellectuellement pour devenir un travailleur intégral ; l’ingénieur aussi sera obligé d’apprendre les travaux manuels, d’employés pour pouvoir travailler normalement.

        Cette révolution économique est impossible sans l’expropriation des capitalistes et des propriétés privées importantes des salariés.

        Par exemple la redistribution de certains biens(habitats, moyens de transport) implique l’expropriation de la classe salariée.

        La révolution se ferra donc dans une violence extrême entre les chômeurs et le monde borné de la propriété privée.

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